Novembre 2015  
 
Union de l’énergie : assurer la sécurité énergétique de l’UE et la compétitivité de nos entreprises
 
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« L’Union de l’énergie avance et le grand chantier lancé par Jean Claude Juncker depuis son élection prend son envol, lentement mais sûrement ! L’Union de l’énergie n’est donc pas une coquille vide et je m’en réjouis à double titre : d’abord pour la sécurité énergétique de l’UE, ensuite pour la compétitivité de nos entreprises ! », a déclaré Françoise Grossetête (LR, Sud-Est) au cours du débat sur l’Union de l’énergie, organisé le 24 novembre en session plénière du Parlement européen à Strasbourg.

« Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cet état de l’Union de l’énergie mais je veux me concentrer sur deux points :

Tout d’abord, l’atteinte de l’objectif d’amélioration de l’efficacité énergétique de 20% pour 2020 semble difficile à atteindre. Trop d’États membres ne prennent pas assez au sérieux ce chantier immense et bloquent encore les investissements nécessaires dans ce domaine. Le plan Juncker a permis de financer de nombreux projets, notamment en France. Cela doit continuer, notamment pour le chauffage et le refroidissement qui sont le principal poste de consommation d’énergie dans l’UE, car on ne peut pas laisser les bâtiments existants, soit 98% du parc de bâtiments, en dehors de toute amélioration énergétique ! Monsieur le Commissaire, que comptez-vous donc faire pour entrainer les États membres vers des investissements liés à l’efficacité énergétique ?

Enfin, sur les marchés de l’électricité et du gaz, on constate qu’ils ne fonctionnement toujours pas de manière optimale. Manque d’interconnexions, manque de coopération régionale et d’échanges transfrontaliers : le marché intérieur a besoin d’être rapidement renforcé ! En même temps de plus en plus de sources d’énergie renouvelable arrivent sur les réseaux ce qui complexifie l’organisation. Il est donc urgent de répondre à la complexité de la gestion de l’énergie par une réelle stratégie européenne en privilégiant la gestion dite "intelligente" des réseaux.

Beaucoup reste à faire. La réforme du marché du carbone à venir sera essentielle pour l’orientation future des investissements et pour consolider notre base industrielle », a expliqué la députée européenne.

« Dans ce contexte, Monsieur le Commissaire, il faudra compter sur l’énergie du Parlement qui sera une source d’approvisionnement sûre et déterminante dans la mise en place de cette Union ! », a conclu Françoise Grossetête.