Novembre 2015  
 
Violences contre les femmes : les agresseurs doivent être sévèrement punis
 
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« Dans le monde, une femme sur trois a déjà été victime de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie. Ces chiffres effrayants n’épargnent pas l’UE où 22 % des femmes ont fait l’objet de ces mêmes violences perpétrées par un(e) partenaire intime… La situation est critique et nécessite une prise de conscience collective », a déclaré Constance le Grip (LR, Île-de-France), coordinatrice du Groupe PPE en commission des droits de la femme au Parlement européen, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Au quotidien, que ce soit à la maison où dans l’espace public, les femmes et les filles sont victimes de violences et de discriminations de toutes sortes.

Le Groupe PPE lance un appel pour que soient renouvelés les engagements visant à éradiquer la violence contre les femmes et les filles. « Nous exhortons tous les Etats membres à ratifier la convention d’Istanbul et à transposer la directive contre l’exploitation sexuelle des enfants de même que « La décision de protection européenne ». Nous devons également unir nos forces pour combattre la culture de l’impunité et les stéréotypes contre les femmes et les filles », a déclaré Anna Maria Corraza Bildt, co-rapporteure du Groupe PPE avec Teresa Jiménez, sur la question orale concernant « l’élimination de la violence à l’égard des femmes dans l’Union européenne », débattue aujourd’hui en session plénière.

« Les institutions européennes doivent aussi montrer l’exemple en étant en première ligne de ce combat. Pourtant, peu de progrès ont été réalisés et nous demandons expressément à la Commissaire européenne à la Justice, Vĕra Jourová, que la Commission publie au plus vite une nouvelle stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, assortie de propositions concrètes et courageuses pour faire cesser ce fléau des violences à caractère sexiste, y compris dans ses nouvelles formes telles que la violence et le harcèlement en ligne », a indiqué Teresa Jiménez-Becerril.

« En tant que femmes, élues européennes, il est de notre responsabilité de ne pas abandonner les nombreuses victimes de la violence aveugle. Les agresseurs n’ont que faire des déclarations de bonnes intentions, il faut des actes forts et rapides, à commencer par le durcissement des législations nationales sanctionnant les violences faites aux femmes ! » ont conclu Constance le Grip, Anna Maria Corraza Bildt et Teresa Jiménez-Becerril.

> Lire le communiqué de presse sur le site internet de la délégation française du Groupe PPE