Untitled Document
Untitled Document
Brexit : Out is out !

« Lorsque la séparation devient inévitable, il est normal que chaque partie cherche à faire valoir ses droits. C’est évidemment ce à quoi doit s’employer l’Union européenne, et c’est pourquoi nous devons faire preuve de la plus grande fermeté dans les négociations à venir, en protégeant avant tout les intérêts des citoyens européens », a déclaré, le 5 avril, Françoise Grossetête, alors que le Parlement européen a voté une résolution relative aux négociations avec le Royaume-Uni à la suite de la notification de son intention de se retirer de l’Union européenne.

Une fermeté également réclamée par Franck Proust : « Si les deux ans de négociations ne sont pas respectés, le Royaume-Uni sera perdant. Theresa May doit être consciente que son pays deviendra le "paria" de l’Europe. Je veux être clair sur ce point : “Out is out”. Nous sommes en faveur d’un Brexit dur et Michel Barnier devra se montrer ferme ! »

« Les choses sont claires, le Royaume-Uni a choisi de ne plus avoir les avantages du marché unique. Néanmoins, si Theresa May dit honorer ses engagements auprès de ses citoyens, il faut également qu’elle le fasse vis à vis des 450 millions d’Européens. Avant de quitter la table, il faut payer l’addition : un divorce, cela coûte cher. Nous serons intransigeants sur la contribution que le Royaume-Uni devra payer à l’UE en raison de ses engagements financiers », a-t-il ajouté.

« Une relation pragmatique et réaliste devra ainsi s’établir une fois conclues les négociations de sortie. Mais le Royaume-Uni ne bénéficiera d’aucun traitement de faveur ni avantage spécial, il redeviendra pour l’Union européenne un simple État tiers » a expliqué Françoise Grossetête, avant de conclure : « Un divorce n’empêche cependant pas de refaire sa vie. Le Brexit ne marque pas la fin du projet européen mais doit, au contraire, être l’occasion de relancer la construction européenne sur de nouvelles bases ».

Untitled Document