Octobre 2017  
 
Conseil européen : les citoyens et les acteurs économiques attendent de la clarté
 
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Le 24 octobre, Franck Proust (LR, Sud-ouest) est intervenu au cours du débat sur les conclusions de la réunion du Conseil européen qui s’est tenu les 19 et 20 octobre.

« Le dernier Conseil européen a montré que les chefs d’État et de gouvernement ont compris les messages que nous envoyons depuis des mois. Et l’accord trouvé hier soir au Conseil sur la révision de la directive sur le détachement des travailleurs le montre ! La lutte contre le dumping social et la concurrence déloyale est LA priorité en Europe. Nous allons y parvenir, grâce notamment au travail mené par notre collègue Elisabeth Morin-Chartier.

En matière de contrôle des flux migratoires et de lutte contre l’immigration illégale, il s’agit d’insister sur le renforcement et l’application des accords de réadmission avec les pays étrangers et surtout conditionner les aides européennes à des résultats tangibles, car les pays tiers ont aussi une responsabilité. Renforcer les moyens de l’agence de garde-côtes et garde-frontières est aussi fondamental pour continuer à mieux protéger nos frontières.

Les citoyens attendent aussi des résultats concrets pour leur sécurité. La Commission a récemment annoncé la mobilisation d’un fonds de plus de 100 millions d’euros pour financer des équipements de lutte contre les menaces dans les lieux publics : il faut s’en réjouir.

Cette sécurité accrue passera aussi par la construction d’une Défense européenne digne de ce nom. Mais pour que l’efficacité soit de mise, il faudra que la coopération structurée permanente initiée en juin dernier soit une réalité partagée par tous les États membres, en parallèle à l’élaboration du programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense.

Je déplore cependant le manque de clarté dans nos relations extérieures. Dans les conclusions du Conseil, une seule ligne est dédiée à notre relation avec la Turquie.

Bien que des intérêts communs nous rassemblent, trop de différences fondamentales nous séparent avec ce pays. Sortons enfin de l’ambiguïté et de l’hypocrisie !

Les citoyens et les acteurs économiques attendent de la clarté. Disons une bonne fois pour toutes que le partenariat avec la Turquie ne passera pas par une adhésion à l’Union européenne.

Enfin, pour le Brexit, il y a certes de la diplomatie, mais il y a aussi une dimension politique. Respectons pleinement nos lignes rouges et surtout divorçons d’abord avant de stabiliser une relation d’avenir.

C’est en étant clairs sur ce que nous sommes et ce que nous voulons que nous ferons avancer l’Europe avec cohérence. »