Février 2018  
 
Futur de la zone euro : Nous ne pouvons pas nous permettre de revivre le drame grec
 
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« Ce document est le fruit d’un long travail de concertation au sein du Groupe PPE. Il démontre que nous sommes plus que jamais déterminés à nous engager pour consolider les fondations de la zone euro et approfondir l’Union économique et monétaire » a déclaré, le 28 février, Françoise Grossetête (LR, Sud-est), à la suite de l’adoption par le Groupe PPE de sa position concernant les projets de réformes de la zone euro.

« Responsabilité budgétaire et solidarité restent les clés de voûte de notre engagement sur ce sujet. L’une et l’autre doivent aller de pair » a-t-elle expliqué, se réjouissant par ailleurs que son groupe ait fait un important pas en avant, au-delà du nécessaire respect des critères du Pacte de stabilité et de croissance, vers plus de solidarité au sein de l’Union. Pour la députée : « l’accord pour la création d’une capacité budgétaire commune visant à appuyer les réformes structurelles dans les États membres, ainsi que le consensus autour de la mise sur pied d’un Fonds Monétaire Européen qui interviendrait comme un « pompier » de la zone euro, montrent que les mentalités évoluent ».

Cet argumentaire intervient en réponse aux propositions de la Commission européenne et du Président Macron concernant l’avenir de la zone euro. « J’ai appelé mes collègues à un maximum d’ambition », explique Françoise Grossetête, « car l’eurozone est à la croisée des chemins... Si elle n’est pas consolidée rapidement, la prochaine crise pourrait remettre son existence même en question. Nous ne pouvons pas nous permettre de revivre le drame grec ».