Février 2018  
 
Spitzenkandidaten : les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de ne pas décider
 
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« Sur la question des « Spitzenkandidaten », les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de ne pas décider », a déclaré, le 23 février, Franck Proust (LR, Sud-ouest), Président de la délégation française du Groupe PPE au Parlement européen.

« En agissant de la sorte, ils sont dans leur rôle et garantissent leur prérogative sur la nomination du Président de la Commission. Mais retenons l’aspect positif de cet artifice : les dirigeants confortent la mise en place de la procédure des « Spitzenkandidaten » car dans la pratique, comment peut-on aller à l’encontre du résultat des urnes ? Ce mot doit désormais entrer dans le dictionnaire car nous allons souvent l’entendre.
Si le Conseil s’était prononcé clairement contre cette méthode, les chefs d’État et de gouvernement auraient fait une injure à la démocratie. Le marchandage derrière des portes closes n’est plus acceptable.

En décidant de ne pas décider, les dirigeants confortent une évidence : devant l’incertitude de la décision du Conseil, les « Spitzenkandidaten » devront s’impliquer totalement dans la campagne électorale.

Les conclusions de cette journée apportent en tout cas une nouvelle preuve qu’Emmanuel Macron ne peut imposer ses desideratas à ses homologues. Le Président est contre la méthode des « Spitzenkandidaten », mais le Conseil européen n’est pas En Marche !

Sans ancrage européen et sans volonté de s’intégrer dans un processus démocratique, Emmanuel Macron va surtout créer un nouveau mouvement "En Marge !" au niveau européen ».

> Lire le communiqué de presse sur le site internet de la délégation française du Groupe PPE

> Lire la tribune de Manfred Weber, le président du Groupe PPE au Parlement européen