Février 2018  
 
Marché du carbone : conduire une vraie stratégie industrielle tout en menant une diplomatie climatique active
 
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Le 5 février, Françoise Grossetête (LR, Sud-est) est intervenue pendant le débat sur la réforme du marché du carbone (ETS) qui s’est tenu en session plénière du Parlement européen à Strasbourg.

« Cette réforme du marché du carbone était très attendue. Alors qu’on avait prévu un prix de 30 euros la tonne de carbone lorsque le système ETS a été mis en place, nous avons aujourd’hui un prix qui oscille entre 6 et 9 euros la tonne en raison d’un surplus de quotas sur le marché. Cela empêche d’accélérer les investissements bas carbones comme le captage et le stockage du CO2. Le passage de la réduction annuelle de l’allocation des quotas de 1,7% à 2,2%, révisable en 2024, permettra d’enrayer ce surplus.

Grâce à cette réforme, les quotas seront distribués de manière plus juste pour être en phase avec les émissions réelles des sites industriels. Elle permettra, enfin, de créer un fonds pour la modernisation de notre secteur électrique et de mobiliser, dans un fonds d’innovation, l’équivalent de 400 millions de quotas pour l’innovation en Europe.

La réforme que nous proposons aujourd’hui est ambitieuse, elle permettra de respecter nos engagements suite à l’accord de Paris tout en défendant nos secteurs industriels qui font face à une concurrence internationale difficile. Notre industrie est l’une des plus performantes au monde et a mis en œuvre des standards très élevés. Nous nous devons donc de l’accompagner pour qu’elle gagne en compétitivité et qu’elle soit en position de force face à ses rivaux internationaux.

C’est pourquoi nous devons conduire une vraie stratégie industrielle tout en menant une diplomatie climatique active. »