Mars 2018  
 
Les enjeux du prochain cadre financier pluriannuel
 
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Le 13 mars, Alain Lamassoure (Île-de-France) est intervenu en session plénière du Parlement européen à Strasbourg au cours du débat sur « Le cadre financier pluriannuel et les ressources propres après 2020 »..

« Nous sommes enfin à l’heure de vérité. Plus personne ne peut prétendre qu’avec 1% du PIB il est possible de financer les politiques européennes traditionnelles, les décisions prises ces derniers mois sur la politique migratoire, la lutte contre le changement climatique ou la défense, et les futures priorités des années 2020. Ceux qui disent le contraire se trompent ou nous trompent.

La meilleure preuve : le budget européen a d’ores et déjà explosé. Le petit budget communautaire reste scotché au niveau d’il y a vingt ans. Mais s’y ajoute une constellation de budgets satellites, sous les noms variés de fonds, de facilités, de trusts ou de mécanismes : la vieille lune du FED, 4 trust funds d’urgences diverses, 2 fonds d’aide à la Grèce, le MES, la Facilité de prêts aux pays non euro, le Fonds Juncker, sans parler des prêts de la BEI ou de l’Euratom et des nombreuses garanties de prêts. Et l’année 2018 s’ouvre sur l’annonce d’un nouveau satellite impressionnant : le Fonds défense, le traité interdisant le financement de matériel ou d’opérations militaires.

Ainsi les négociations du prochain CFP auront un triple enjeu :

Combien sommes-nous prêts à affecter au financement des politiques décidées par les institutions européennes ?

Comment les financerons-nous : quelles économies ? Quelles nouvelles ressources ?

Comment sera assuré le contrôle démocratique, c’est-à-dire parlementaire ?

Osons au moins poser les bonnes questions ».