Juillet-Août-Septembre 2018  
 
État de l’Union : mais que font les États membres ?
 
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Le 12 septembre, Franck Proust (LR, Sud-ouest) s’est exprimé en session plénière du Parlement européen pour réagir au discours annuel de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, sur l’État de l’Union.

« Beaucoup ont souhaité aujourd’hui dresser le bilan de votre mandat. Mais le travail ne s’arrête pas demain matin !

Surtout que le contexte mondial est de plus en plus difficile. Les alliances évidentes dues à l’Histoire ne sont plus forcément synonymes d’amitié et de solidarité. Vous-même êtes en train de recoller les morceaux dans nos relations commerciales avec les États-Unis.

Mais la question facile qui est posée ici par de nombreux parlementaires est : que fait l’Europe ? Que fait la Commission ? Que faites-vous Monsieur Juncker ?

Moi je préfère vous poser la question autrement : que font les États membres ?

Il y a un an, lors du Discours sur l’État de l’Union, vous avez fait entrer ici-même, dans le dictionnaire des institutions européennes, un nouveau mot : celui de réciprocité.

Auparavant tabou, il a été légitimé par vos propos dans le cadre de cette Europe qui agit et qui protège. Mais que font les États de cette notion qui est attendue par de nombreuses entreprises et citoyens ?

Que font les États-membres lorsqu’on leur demande de s’entendre sur l’immigration ? Et là la question se pose : que faites-vous pour qu’ils s’entendent lorsqu’ils ne se parlent plus ?

Car certains États déterminent leur politique migratoire selon les arrivées de bateaux. Ce n’est pas la réponse sérieuse qu’attendent nos concitoyens !

Ce qu’ils attendent par contre, c’est qu’on leur dise enfin la vérité : les États sont parfois incapables de trouver une solution quand on leur donne tous les moyens pour en trouver !

L’échec de l’Europe, c’est d’abord l’échec du dialogue entre États ! »