Novembre 2018  
 
Maladie de Lyme : un fléau transfrontière qui requiert une action européenne coordonnée
 
-

Le 15 novembre, Françoise Grossetête (LR, Sud-est) est intervenue en session plénière du Parlement européen à Strasbourg pendant le débat sur la maladie de Lyme.

« Elles sont plus petites qu’une tête d’épingle mais elles font de gros ravages... Les tiques sont le premier vecteur de maladies animales dans le monde, le deuxième pour les maladies humaines après le moustique. Elles doivent donc être considérées aujourd’hui comme un vrai sujet de santé publique.

Le coupable est en effet bien identifié : ce sont les tiques, silencieuses, à peine visibles, qui sont responsables des 650 à 850 000 cas de la maladie de Lyme déclarés en Europe. Une maladie infectieuse qui est malheureusement longtemps passée tout aussi inaperçue que les petits acariens qui la transmette.

Et pour cause, elle a été largement sous-diagnostiquée, étant parfois asymptomatique et ne faisant l’objet d’aucun consensus quant à son diagnostic ou son traitement. Ce manque de reconnaissance a durement affecté les patients atteints de la maladie de Lyme, qui se sont parfois retrouvés en situation d’errance diagnostique et thérapeutique.

C’est à eux que nous devons aussi penser aujourd’hui. En effet, au-delà des « simples » symptômes grippaux qui peuvent se développer dans la première phase de la maladie, une infection par la bactérie Borrélia peut, si elle est mal traitée, devenir réellement chronique et invalidante. C’est donc une pathologie qu’il faut prendre au sérieux.

La prise de conscience, certes, s’accélère. Malgré cela, il n’existe toujours aucun test laboratoire fiable et aucun traitement réellement adapté. C’est là, à mon avis, qu’est la première urgence. Le diagnostic précoce doit être amélioré. La prévention est une autre part importante de notre combat contre la maladie : il nous faut mieux informer les citoyens sur la façon de se prémunir contre les piqures de tiques et sur la nécessité de se faire dépister suite à une morsure.

Alors que la borréliose de Lyme est présente partout en Europe, nous sommes clairement face à un défi transfrontière qui requiert une action européenne coordonnée. Nous devons agir ensemble contre ce fléau ».