Février 2019  
 
L’Europe doit permettre à tous un égal accès à des soins de qualité
 
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Le 13 février, Françoise Grossetête (LR, Sud-est) est intervenue en session plénière du Parlement européen pendant le débat sur les technologies de la santé.

« Monsieur le Président, les traités nous le rappellent : la mission de l’Europe en matière de santé est de permettre à tous un égal accès à des soins de qualité.

Alors, comment comprendre que la valeur ajoutée clinique d’un médicament autorisé dans toute l’Europe diffère d’un pays à l’autre ? Comment expliquer aux patients qu’un même traitement soit jugé innovant, utile et efficace de l’autre côté de la frontière, alors qu’il est considéré comme ayant une moindre valeur ajoutée dans son pays ? Comment annoncer à un patient qu’il doit encore attendre pour obtenir ce nouveau médicament qui est déjà disponible dans le pays voisin ?

Ne nous y trompons pas. Il ne s’agit pas de parler de prix et de remboursement, mais de conduire en commun une évaluation scientifique portant sur la valeur ajoutée thérapeutique d’une nouvelle technologie, par rapport aux alternatives existantes, et cela pour favoriser les traitements à plus forte valeur ajoutée, permettre les décisions budgétaires des États membres et accélérer l’accès des patients aux innovations médicales et puis aussi éviter la duplication du travail ; cela ferait perdre toute sa valeur ajoutée à notre procédure commune.

Je regrette que les réticences des États membres ne nous aient pas permis d’avancer plus vite sur ce texte essentiel. Grâce à notre rapporteur, nous avions pourtant adopté en septembre un texte raisonnable qui devait aider à surmonter ces divergences. J’appelle aujourd’hui le Conseil à penser aux patients auxquels une solidarité européenne accrue en matière de santé ne peut que bénéficier. »