Avril 2014  
 
Ukraine : la responsabilité de Moscou est sans ambigüité
 
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Les eurodéputés, réunis en séance plénière à Strasbourg, se sont prononcés le 17 avril sur une résolution relative aux pressions exercées par la Russie sur les pays du partenariat oriental et en particulier sur la déstabilisation de l’est de l’Ukraine.
Intervenant la veille lors du débat consacré à cette question, l’eurodéputé UMP Arnaud Danjean (UMP, Est), président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen, a déclaré : "Ce n’est sans doute pas la dernière fois que ce Parlement aura à débattre de l’Ukraine car, malheureusement, Moscou a allumé en Ukraine, sur un baril de poudre, une mèche à combustion lente. Une combustion lente parce que c’est une entreprise méthodique de déstabilisation en profondeur d’un État libre et souverain. Cela a commencé par des pressions politiques, au moment où l’Ukraine voulait se rapprocher de l’Union européenne, cela a continué avec le déploiement de troupes, avec l’annexion de la Crimée, et cela continue aujourd’hui avec la déstabilisation de l’Est de l’Ukraine".

Pour le député, "la responsabilité de Moscou est sans ambigüité, et elle est d’autant plus écrasante qu’elle repose sur la violation flagrante de principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et, plus grave encore, sur la garantie de sécurité qui avait été donnée à l’Ukraine par le memorandum de Budapest, en 1994, par la Russie".
"La Russie contrevient à la parole donnée et ceci est extrêmement grave pour la sécurité et l’équilibre du continent européen. Nous devons dénoncer sans ambigüité ces agissements" a-t-il insisté.

"Les réponses apportées apparaissent évidemment bien timides et faibles par rapport à l’ampleur du rapport de force qui nous est imposé par Moscou, mais l’Union européenne choisit le ton juste par les sanctions, qui doivent être renforcées immédiatement, et par la voie diplomatique. Les discussions qui auront lieu à Genève demain sont extrêmement importantes. L’Europe doit rester l’interlocuteur, l’acteur, privilégié pour agir diplomatiquement, dès lors qu’il n’y a pas de solution militaire à cette crise" a conclu le député.

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