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Agriculture
29/06/2017
PAC/ perspectives financières de l’UE : Le budget de l’agriculture doit être préservé !

« Je suis choqué par la teneur des scénarios présentés aujourd’hui par la Commission européenne dans le cadre du document de réflexion sur l’avenir des finances de l’UE. Sur cinq scénarios, quatre prédisent une baisse significative du budget agricole européen alors que le scénario restant, c’est à dire l’augmentation des ressources de l’Union et de la Politique agricole commune, est malheureusement peu crédible », a expliqué Michel Dantin (eurodéputé LR, PPE, Fr).

« Dans ce débat, il convient de rappeler quelques vérités : la Politique agricole commune est encore à ce jour la politique la plus intégrée et aboutie de l’Union européenne. La PAC est par essence une politique européenne puisque les pères fondateurs ont fait le choix en 1962 de mutualiser les efforts agricoles nationaux et il n’existe plus aujourd’hui de politiques agricoles nationales stricto-sensu. Bien que cette politique représente 37% du budget européen, ce chiffre n’équivaut qu’à 0,6% des dépenses publiques européennes totales, soit 32 centimes par citoyen et par jour. Ces 32 centimes garantissent une production de produits agricoles de haute qualité, sains et sûrs pour 500 millions d’Européens, et font de l’Union européenne une puissance exportatrice et souveraine sur le plan alimentaire. Ces 32 centimes ont également permis l’aménagement et le développement rural de nos territoires ».

« Alors que nos principaux concurrents (États-Unis, Inde, Chine et Brésil) ont, au cours des dernières années, augmenter leur soutien stratégique à l’agriculture et que les premières discussions sur le futur de la politique agricole commune s’engagent, ce document de réflexion est un très mauvais signal », a ajouté le député européen.

« Je compte défendre bec et ongle le budget de l’agriculture, élément essentiel d’une politique agricole commune ambitieuse et efficace », a conclu Michel Dantin.

30/05/2017
PAC/verdissement : les agriculteurs ont besoin de simplification et de stabilité !

« Si nous ne voulons pas que nos agriculteurs cèdent aux sirènes eurosceptiques, il est de notre devoir de défendre une simplification des mesures de la PAC, mais également une stabilité de notre politique publique agricole. L’acte délégué relatif au verdissement des aides de la politique agricole commune proposé par la Commission européenne répondait au premier objectif mais ne remplissait malheureusement pas le second, c’est la raison pour laquelle nous avons voté contre cette proposition » ont déclaré Michel Dantin et Angélique Delahaye.

La Commission européenne a en effet proposé un acte délégué révisant et simplifiant les règles relatives aux « paiements verts » introduites lors de la dernière réforme de la PAC en 2013, conditionnant le paiement des aides directes à des pratiques vertueuses en matière environnementale (diversification des cultures et mise en place de prairies permanentes et de surfaces d’intérêt écologique). Alors que ces nouvelles propositions de simplification avaient été accueillies favorablement par le secteur, l’interdiction de l’utilisation des produits phytosanitaires sur les surfaces d’intérêts écologiques à vocation productive a créé un véritable débat au Parlement européen et au Conseil des ministres.

« Je peux comprendre la nécessité d’une discussion approfondie sur l’usage de produits phytosanitaires sur ces parcelles, mais cette décision ne peut être prise à la « hussarde » par la Commission européenne via un acte de mise en œuvre de la législation européenne. En outre, je rappelle que, si la PAC autorise le développement de cultures productives sur ces parcelles, notamment de protéagineux et de légumineux, c’est parce que l’Europe est extrêmement dépendante des pays tiers dans ce domaine. Alors que le verdissement des aides de la PAC est si critiqué, il est paradoxal de remettre en cause l’une de ses réussites : depuis la mise en place de ces mesures, ces cultures ont augmenté de près de 75% » a ajouté Michel Dantin.

« Il est maintenant essentiel que, lors du vote sur le sujet en session plénière, les députés européens suivent la recommandation de la commission de l’Agriculture, afin d’éviter l’arrêt immédiat de ces productions et la déstabilisation de nos filières agricoles. En outre, la proposition de la Commission, prise au nom de la protection de la biodiversité, pourrait paradoxalement avoir des conséquences néfastes sur l’environnement. Signant le glas de la stratégie européenne en matière de protéines sans OGM, un tel projet pourrait augmenter les importations des fourrages protéiques manquants, sans aucune garantie que ces produits respectent nos normes sanitaires et environnementales. Enfin, s’ils ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires, les agriculteurs vont être contr aints de labourer leur surfaces pour les désherber, ce qui est en contradiction avec les objectifs du verdissement. En matière d’environnement, nous devons faire confiance au bon sens des agriculteurs et ne pas leurs donner des leçons de bonnes conduites ! » a conclu Angélique Delahaye.

16/05/2017
Gaspillage alimentaire : nous sommes tous responsables !

« Un tiers des aliments destinés à la consommation humaine serait perdu ou gaspillé à l’échelle mondiale. Cette situation est inadmissible et nous devons apporter au problème du gaspillage une réponse européenne coordonnée », a expliqué Angélique Delahaye, en amont du vote d’un rapport sur le sujet aujourd’hui en session plénière du Parlement européen.

Pour Angélique Delahaye : « cela passe entre autre par une meilleure information aux consommateurs ». À cet égard, Le rapport invite les autorités nationales et les parties prenantes à sensibiliser les citoyens au sujet des mentions « à consommer de préférence avant le » et « à consommer jusqu’au », ainsi que sur le caractère consommable des denrées alimentaires après la date de durabilité minimale. « En tant que consommateurs, nous sommes tous responsables. C’est dans nos poubelles que l’on retrouve la plus grande part du gaspillage » a précisé la députée européenne.

Angélique Delahaye propose également d’encourager le don des produits invendus à travers deux propositions : « une baisse, voire une suppression de la TVA sur ces produits et des conventions entre les acteurs économiques et les associations caritatives pour récupérer les invendus ».

En tant que maraichère, la lutte contre le gaspillage alimentaire est un thème auquel Angélique Delahaye est particulièrement attachée : « tout le monde a un rôle à jouer afin de lutter contre ce problème. Nous devons repenser notre relation aux aliments et considérer la nourriture comme un bien commun à protéger ».

03/05/2017
Révision de la PAC : le Parlement européen apporte des réponses concrètes aux agriculteurs

« Le règlement Omnibus est finalement sur les rails. Aujourd’hui, nous avons adopté des points clés, notamment la simplification des règles relatives aux paiements directs, dont les aides pour les jeunes agriculteurs et le verdissement, l’amélioration des outils de gestion des risques et d’accès aux instruments financiers et surtout le renforcement des possibilités d’organisation des filières agricoles et la clarification de leur lien avec le droit de la concurrence », a déclaré Michel Dantin, à la suite du vote sur le volet agricole du règlement “Omnibus” en commission de l’Agriculture au Parlement européen.

Le règlement Omnibus, proposé en novembre par la Commission européenne, visait à réviser et simplifier les principales politiques publiques européennes, dont la Politique Agricole Commune.

« Sur demande des rapporteurs, j’ai fait toutes une série de propositions pour gérer plus efficacement les crises, pour renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaîne d’approvisionnement et donner au monde agricole les moyens de s’organiser et de négocier la vente de leur production sans craindre les foudres des autorités de concurrence. En outre, un droit au contrat écrit pour les agriculteurs est nouvellement créé et des clauses de partage de l’évolution de valeur ajoutée entre les producteurs, les industriels et la distribution pourront à l’avenir être négociées. Enfin, nous demandons à la Commission d’adopter d’ici à juin 2018 un cadre règlementaire pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales qui sont un véritable fléau ! » a précisé le député européen.

« Je reste convaincu qu’il y a plus d’argent à gagner pour les producteurs dans un fonctionnement sain de la chaîne d’approvisionnement alimentaire que dans une hypothétique revalorisation des aides directes. Face à la montée du populisme, le Parlement européen apporte des réponses concrètes aux demandes des agriculteurs. La balle est maintenant dans le camp du Conseil et de la Commission ! » a conclu Michel Dantin.

15/02/2017
Adoption du CETA : la Commission Européenne doit maintenant s’engager à soutenir le secteur bovin européen

« Nous croyons fondamentalement que l’accord entre l’Union européenne et le Canada est équilibré pour l’Europe, dans son volet général comme dans son chapitre agricole, ce qui était l’une de nos lignes rouges », ont déclaré Michel Dantin et Angélique Delahaye, à la suite du vote sur le CETA, adopté aujourd’hui en session plénière du Parlement européen.

« Le CETA permet, pour la première fois, de protéger 143 indications géographiques (IGP) européennes, dont 42 françaises, pour la plupart déjà présentes sur le marché canadien. En outre, les secteurs du lait, des produits laitiers, des céréales, des vins et spiritueux, des produits transformés et des fruits et légumes sont pleinement gagnants.

Néanmoins, comment ne pas entendre les inquiétudes de la filière bovine, exprimées depuis des mois. Nous avons effectué, en lien avec le secteur, la Commission européenne, les autorités françaises et canadiennes, un véritable travail technique, pour nous faire un avis sur l’impact potentiel de l’accord sur cette filière. Malheureusement, en dépit de l’existence de garanties sanitaires fortes et de clauses de sauvegarde, des doutes subsistent. Nous avons envoyé cette semaine un courrier au Président Juncker et aux Commissaires Malmström et Hogan afin de leur faire part de nos inquiétudes pour le secteur bovin, nous devrions obtenir des réponses d’ici la fin de la semaine.

En ouvrant totalement le marché canadien aux producteurs européens, le CETA peut constituer une opportunité pour le secteur bovin européen, vérité que l’on ne peut pas non plus passer sous silence ! Toutefois, nous déplorons l’absence d’annonces de la Commission européenne, qui pourrait à l’instar du Canada pour le secteur laitier, proposer un plan de compensation et de structuration du secteur bovin européen pour lui donner toutes ses chances d’exploiter les opportunités qu’offrent le CETA.

Ce sont les raisons pour lesquelles, nous nous sommes aujourd’hui abstenus ».

02/02/2017
Consultation sur la prochaine PAC : agriculteurs et consommateurs, exprimez-vous !

« La consultation annoncée par le Commissaire à l’agriculture Phil Hogan représente une étape importante dans la préparation de la prochaine Politique Agricole Commune (PAC). Fournir une alimentation de qualité et en quantité suffisante à 500 millions d’Européens reste la première vocation de cette politique » ont déclaré Michel Dantin et Angélique Delahaye.

« Si je suis persuadé que la prochaine PAC n’interviendra pas avant 2023, il nous faut néanmoins la préparer en se posant sans tabou les questions stratégiques : est-ce que nous souhaitons que la PAC soit une politique économique ou seulement une politique sociale visant à assurer la subsistance des agriculteurs et des zones rurales ? Devons-nous rester dans le cadre contraignant de l’Organisation Mondiale du Commerce ou s’en affranchir comme tous nos concurrents internationaux ? C’est la base de la réflexion que je mène à l’heure actuelle au sein d’un groupe de travail du PPE et nous apporterons notre pierre à l’édifice » a ajouté Michel Dantin.

« Cette consultation accompagne les réflexions entamées au Parlement et notamment à travers mon rapport sur les outils de la PAC pour lutter contre la volatilité des prix : voulons-nous une structuration accrue des filières rééquilibrant le rapport de force entre l’amont et l’aval en faveur des agriculteurs ? La PAC doit-elle proposer des outils de gestions de risque ? Comment faire prévaloir la PAC sur le droit de la concurrence ? Comment aller vers une plus grande transparence des marchés ? Autant de questions concrètes sur lesquelles il est important de s’accorder le plus en amont possible des travaux à venir » a expliqué Angélique Delahaye.

« Nous invitons les agriculteurs et les consommateurs à se saisir de cette opportunité pour défendre leur vision et de ne pas se faire voler cette consultation par des ONG ultra-organisées ne présentant qu’un seul point de vue » ont conclu les députés européens.

14/12/2016
Volatilité des prix : un message positif envoyé aux agriculteurs

« Je me réjouis de l’adoption de mon rapport aujourd’hui, c’est un premier pas pour les réflexions en vue de la préparation de la prochaine PAC. C’est également un signal fort envoyé par le Parlement » a déclaré Angélique Delahaye à la suite de l’adoption, à une large majorité, de son rapport en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg.

« Je travaille sur ce projet de rapport depuis décembre 2015, il s’agit d’un travail de longue haleine en vue d’améliorer l’agriculture européenne. Mon objectif est de proposer une série d’outils pouvant permettre de lutter contre la volatilité des prix et qui pourront être intégrer dans la prochaine PAC », a souligné la rapporteur.

Dans son rapport, l’eurodéputée propose d’améliorer la structuration des filières via à travers trois idées fortes : le renforcement de la contractualisation entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire, l’orientation de la PAC vers une politique de soutien aux agriculteurs via des systèmes assurantiels permettant de garantir les revenus face à la volatilité des prix et rendre les marchés plus transparents à travers la création d’observatoires des prix et le renforcement de ceux existants.

« L’ambition de ce rapport est de poser les bases des réflexions en vue de la prochaine réforme de la PAC », a poursuivi Angélique Delahaye. « Même si mon objectif initial était de centrer mon travail sur la volatilité des prix, j’ai décidé d’ajouter une partie sur la gestion des crises. Nous avons eu de nombreux débats avec mes collègues et organisé plusieurs conférences avec des experts sur le sujet. La situation catastrophique actuelle appelle à des réflexions de fond sur la façon dont l’Union européenne doit répondre aux crises. Actuellement les mécanismes ne sont pas assez rapides et efficaces. »

« Au moment où la Commission européenne commence à enclencher les travaux de réflexions sur le renouvèlement de la PAC, j’ai souhaité envoyer un message clair au monde agricole. Étant moi-même agricultrice, je veux montrer que l’Union européenne peut apporter des solutions et que le Parlement prend au sérieux les questions agricoles », a conclu Angélique Delahaye.

29/11/2016
Agriculture : Nous avons besoin d’une clarification du droit de la concurrence

« Pour renforcer efficacement la position des agriculteurs au sein de la chaine d’approvisionnement alimentaire, nous devons en finir avec les demi-mesures et nous avons besoin d’une clarification du droit de la concurrence et du droit agricole en matière d’organisation », a déclaré Michel Dantin à la suite de l’adoption, à une très large majorité, de son avis sur l’application de la politique européenne de la concurrence aux marchés agricoles, aujourd’hui en commission de l’Agriculture du Parlement européen.

Dans ce texte, le député européen estime nécessaire de mettre en place de nouvelles adaptations des règles de concurrence aux spécificités agricoles et demande une simplification des règles existantes.

« Alors que la grande distribution se concentre au niveau national et européen dans l’indifférence la plus totale, il n’est pas normal que les agriculteurs qui souhaitent s’organiser vivent dans l’angoisse de recevoir des amendes et d’être soumis aux contrôles des autorités nationales de la concurrence, », a expliqué Michel Dantin.

« En adoptant des conclusions similaires aux recommandations de la Task force sur les marchés agricoles, notamment celles relatives à la lutte contre les pratiques commerciales déloyales, au droit de la concurrence ou l’organisation du secteur agricole, le Parlement européen envoie un signal fort à la Commission européenne. La balle est désormais dans son camp et nous attendons des initiatives concrètes », a conclu Michel Dantin.

14/11/2016
Crise agricole/Task force : Le droit agricole doit primer sur le droit de la concurrence !

« Manque de transparence, pratiques commerciales déloyales et position de faiblesse structurelle des agriculteurs, autant dire que le rapport de la Task Force était très attendu, tant il est nécessaire d’améliorer le fonctionnement de la chaine d’approvisionnement alimentaire. Le Parlement européen est d’ailleurs mobilisé depuis des mois pour apporter des solutions concrètes aux défis que rencontrent les agriculteurs » ont déclaré Michel Dantin et Angélique Delahaye (eurodéputés LR-PPE).

Mise en place en janvier dernier en pleine crise agricole, la Task Force sur les marchés agricoles a rendu aujourd’hui au Commissaire Phil Hogan une série de recommandations visant à améliorer le fonctionnement des marchés agricoles et renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaine d’approvisionnement alimentaire.

« En proposant d’adapter réellement le droit de la concurrence aux spécificités agricoles, la Task Force a fait le choix courageux de rompre avec le dogme dominant et de revenir simplement « à la lettre des traités » : la primauté du droit agricole sur le droit de la concurrence ! Je remarque que les esprits évoluent. Lors de la dernière réforme de la PAC, le Parlement européen m’avait suivi sur une proposition similaire mais j’avais dû faire face à l’opposition du Conseil et au scepticisme de la Commission européenne ; mais depuis la crise agricole est passée par là », a déclaré Michel Dantin.

« Je me félicite de l’aboutissement du travail de la Task Force et me réjouis de constater que ses propositions vont dans le même sens que celles de mon rapport sur les outils de la PAC pour lutter contre la volatilité des prix, adopté en commission Agriculture la semaine dernière. La mise en place d’outils de gestion des risques via des systèmes assurantiels et des fonds mutuels, l’amélioration de la transparence à travers des observatoires de marchés et enfin la restructuration des filières par une amélioration de la contractualisation, sont en effet des idées que nous partageons. Pour une fois, il semble que la Commission et le Parlement regardent dans la même direction, cela pourrait être une grande opportunité pour le futur de l’agriculture européenne. Nous espérons à présent que le Conseil nous accompagnera dans les travaux à venir » a indiqué Angélique Delahaye.

« Enfin, nous tenons également à saluer les propositions ambitieuses, soutenues depuis longue date par le Parlement européen, en faveur d’un cadre législatif européen pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales. Même si le représentant du secteur de la distribution au sein de la Task Force s’est désolidarisé de ces conclusions, la récente décision à l’encontre de Carrefour en France nous conforte dans la nécessité d’une action au niveau européen. Le Parlement européen est maintenant prêt à travailler d’arrache-pied pour donner corps à ces recommandations ! Nous appelons donc le Commissaire Phil Hogan à donner toutes les suites nécessaires, notamment législatives, à ce rapport », ont conclu Angélique Delahaye et Michel Dantin.

08/11/2016
Crise agricole : Nous agissons concrètement pour lutter contre la volatilité des prix

« A l’heure où la crise secoue particulièrement le monde agricole, mon rapport propose des solutions concrètes et attendues par l’ensemble des professionnels du secteur » a expliqué Angélique Delahaye à la suite de l’adoption, à une large majorité, de son rapport visant à proposer des outils pour lutter contre la volatilité des prix sur les marchés agricoles, aujourd’hui en commission de l’Agriculture du Parlement européen.

Dans son texte, l’eurodéputée propose d’améliorer la structuration des filières agricoles via trois idées :

- renforcer la contractualisation entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire (agriculteurs, transformateurs, distributeurs),
- orienter la PAC vers une politique de soutien aux agriculteurs via la mise en place de systèmes assurantiels permettant de garantir les revenus,
- rendre les marchés plus transparents à travers la création d’observatoires des prix et le renforcement de ceux existants.

« L’ambition de mon rapport est également de poser les bases des réflexions en vue de la prochaine réforme de la PAC », a poursuivi Angélique Delahaye. « J’ai ainsi décidé d’ajouter une partie sur la gestion des crises. La situation catastrophique actuelle appelle à des réflexions de fond sur la façon dont l’Union européenne doit répondre aux crises. Actuellement, les mécanismes ne sont pas assez rapides et efficaces. »

« Étant moi-même agricultrice, j’ai voulu montrer à travers mon rapport que le Parlement européen, notamment le Groupe PPE, se mobilise et apporte des solutions réalistes sur les questions agricoles », a conclu Angélique Delahaye.

14/09/2016
Discours sur l’état de l’Union : l’urgence d’une solution structurelle européenne face à la crise agricole

"Jean-Claude Juncker a, dans son discours sur l’état de l’Union européenne, pris acte de la gravité de la crise agricole et réaffirmé le soutien de l’UE à ses agriculteurs, mais n’a malheureusement pas fait les annonces de réformes structurelles qui étaient attendues par le secteur agricole" ont déclaré Michel Dantin et Angélique Delahaye (LR, PPE, Fr).

"La mobilisation de près d’un milliard d’euros en 2015-2016 face la crise agricole est un vrai acte de solidarité mais reste un réponse conjoncturelle d’urgence, la Commission européenne doit maintenant prendre des initiatives structurelles fortes pour renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire via la réforme des outils de gestion de risques, l’adaptation du droit de la concurrence et en luttant contre les pratiques commerciales déloyales" ont expliqué Michel Dantin et Angélique Delahaye.

"Jean-Claude Juncker veut diriger une Commission européenne politique, le Commissaire Phil Hogan doit enfin recueillir le soutien du collège des commissaires pour pouvoir faire bouger les lignes, avec le soutien du Parlement européen, face à un Conseil qui n’a jamais été aussi impuissant et divisé qu’aujourd’hui. Les 27 ministres de l’Agriculture se sont réunis hier à Bratislava afin de faire des propositions. Résultat : rien ! Il est temps que cela change, avant la catastrophe annoncée" ont conclu les deux députés européens.

19/07/2016
Crise laitière : « Je resterai vigilant sur les détails de la mise en œuvre du plan d’aide annoncé par le Commissaire européen à l’Agriculture »

« Le Commissaire européen à l’Agriculture a apporté des clarifications sur les mesures qu’il a annoncées au Conseil des Ministres hier. Ces dernières vont dans la bonne direction et actent pour la première fois une véritable volonté de réguler la production au niveau européen, ce que nous demandions depuis des mois » a déclaré Michel Dantin, à la suite du débat avec Phil Hogan, ce matin en commission de l’Agriculture du Parlement européen.

La Commission européenne propose de mobiliser 150 millions d’euros pour soutenir la réduction de la production laitière au niveau européen au dernier trimestre 2016, les dossiers devant être déposés en septembre. En outre, pour faire face aux besoins des différents secteurs agricoles, 350 millions de crédits supplémentaires seront mis à disposition des États membres (49,9 millions pour la France).

« Je serai extrêmement attentif aux critères d’attribution de l’enveloppe de 350 millions d’euros qui vise à faire face aux besoins de trésorerie des petites exploitations et qui doit être conditionnée aux objectifs de gestion de crise. En aucun cas, cette enveloppe devra être utilisée par les États membres pour augmenter la production laitière. En tant que rapporteur sur les actes délégués de l’organisation commune des marchés, je défendrai cette ligne dès septembre au fil de mes contacts avec la Commission européenne » a ajouté le député européen.

Par ailleurs, la Commission européenne souhaite introduire une certaine flexibilité en matière d’éligibilité aux aides volontaires couplées, pour les agriculteurs qui participeraient à la réduction de la production laitière en 2016. Si la mesure est louable, elle pourrait néanmoins avoir des conséquences négatives sur le secteur de la viande bovine, du fait de l’abattage massif de vache laitière.

« J’ai demandé au Commissaire de préciser sa position sur cette question sensible et il s’est montré rassurant. Toutefois, nous devons rester vigilant car il est hors de question de régler la crise laitière au détriment du secteur de viande bovine, » a conclu Michel Dantin.

26/05/2016
Guerre du lait : nous avons besoin de plus d’Europe

« Une guerre du lait est en cours en Europe ! Qui sera la première victime ? Est-ce l’Europe que nous avons voulue ? Est-ce cela la PAC, pilier de la construction européenne ? » a déclaré Michel Dantin suite à l’audition publique en Commission Agriculture et le débat en séance plénière consacré à la crise laitière.

« Les différentes mesures proposées par la Commission et adoptées par le Conseil en septembre et mars dernier n’ont pas d’effet réel et montrent une tendance à la renationalisation des réponses européennes. Il nous faut le courage de mettre en place une réduction obligatoire, et non volontaire, de la production de lait et d’indemniser les producteurs en conséquence. Il nous faut également donner une chance aux jeunes en aidant au départ à la retraite des agriculteurs de plus 65 ans » a ajouté le député européen.

« J’avais fait adopter cette mesure par le Parlement européen en 2012 mais elle avait été refusée par le Conseil et la Commission européenne. Il faut maintenant que les Etats membres et la Commission prennent leur responsabilité dans la crise actuelle car nous avons besoin de plus d’Europe » a conclu Michel Dantin

26/04/2016
Crise agricole : sans moyens budgétaires, le mécanisme de réduction volontaire de la production laitière est voué à l’échec

"Les effets d’annonce de la Commission européenne au Conseil de mars accouchent pour l’instant d’une souris ! La Commission européenne propose une mesure qui n’a d’européen que le nom, puisque non-financée par des crédits européens et dont la mise en œuvre est volontaire rendant son efficacité douteuse" a déclaré Michel Dantin, rapporteur en charge des actes de mise en œuvre de l’organisation commune des marchés de la Politique Agricole Commune.

La Commission européenne a présenté le lundi 25 avril les actes de mise en œuvre de l’article 222 de l’organisation commune des marchés agricoles qui proposent d’autoriser pour six mois les organisations de producteurs à déroger au droit de la concurrence en vue de limiter ou de réduire leur production laitière. Cette mesure volontaire ne dispose pas pour l’instant de financement européen, la Commission européenne ayant renvoyé la discussion budgétaire à Juin.

"Il coûtera toujours moins cher d’aider à ne pas produire que d’enclencher une quelconque procédure bureaucratique de gestion des stocks. Seule une réduction concertée et obligatoire de tous les pays européens peut avoir un réel impact sur le marché laitier européen. Or, j’observe que certains pays ont déjà annoncé qu’ils n’appliqueront pas la mesure. En outre, les derniers chiffres de l’Observatoire du lait posent un réel doute sur l’efficacité concrète de la mesure" a ajouté le député européen.

Les chiffres des collectes de lait entre janvier 2015 et janvier 2016 montrent en effet une tendance à la hausse en Irlande (+19,5%), aux Pays-Bas (+15,5%), en Belgique (+17,2%), en Pologne (+7,9%) et en Allemagne (+5,6%) tandis que la France est en train de stabiliser sa production (+1,6%).

"Sans réelle garantie budgétaire, j’estime que le Parlement européen ne peut pas se prononcer de manière responsable sur ces mesures. J’ai donc demandé une prolongation du délai dont nous disposerons pour faire usage de notre droit de véto. Il faut que la Commission européenne prenne ses responsabilités et le Parlement européen prendra les siennes" a estimé le député.

"La Commission se cache derrière des arguments budgétaires et juridiques, mais rien ne l’empêche de proposer des mécanismes nouveaux et de prendre l’initiative. Dans un contexte de raréfaction des crédits budgétaires, il faut savoir faire double office : l’aide à l’élimination des stocks pourrait utilement trouver un second usage en aidant à l’alimentation des personnes démunies et en particulier les migrants", a conclu Michel Dantin.

08/03/2016
Fruits, légumes et lait à l’école : Une alimentation saine pour les jeunes européens !

« Nous nous réjouissons que le Parlement et le Conseil soient parvenus à un accord. Alors que les risques d’obésité ne cessent de croître, la promotion d’une alimentation saine représente un enjeu capital pour les populations les plus jeunes en Europe. Prendre l’habitude de manger sainement commence dès l’enfance ! » ont déclaré Angélique Delahaye (LR, Massif central - Centre) et Michel Dantin (LR, Sud-Est), à la suite du vote le 8 mars en session plénière du rapport sur le régime d’aide à la distribution de fruits, de légumes, de bananes et de lait dans les établissements scolaires.

Pour les deux députés, ce régime d’aide à la distribution constitue un programme utile, à la fois pour la santé des européens et pour les acteurs des secteurs concernés.

« Néanmoins, nous tenons à rappeler qu’il est important de maintenir une distinction entre les deux programmes, afin de garantir la prise en compte des spécificités des fruits et des légumes, d’une part, et du lait et des produits laitiers, d’autre part » ont ajouté les députés européens, membres de la commission Agriculture du Parlement européen.

Alors que le secteur des fruits et légumes et le marché laitier sont en difficulté à l’heure actuelle, ce texte permettra de mobiliser 250 millions d’euros par an dans le cadre de l’organisation commune des marchés des produits agricoles.

« Ce programme, qui permettra de mobiliser 250 millions d’euros par an dans le cadre de l’organisation commune des marchés des produits agricoles, ne règlera pas la crise dont souffre le secteur des fruits et des légumes et le marché laitier, mais peut apporter un soutien non négligeable à nos agriculteurs. En ce sens, il est important de noter que l’accord voté aujourd’hui préserve l’enveloppe de la France dans le cadre des crédits en faveur des produits laitiers », ont conclu Angélique Delahaye et Michel Dantin.

03/03/2016
Salon de l’agriculture : un dialogue constructif avec les agriculteurs français

Les députés européens du Groupe PPE/LR envoient un signal fort aux agriculteurs français. Angélique Delahaye et Michel Dantin sont au Salon international de l’agriculture à Paris afin d’écouter le monde agricole particulièrement touché par la crise, et expliquer leur action au Parlement européen.

"La gravité de la crise agricole appelle modestie, énergie, imagination et détermination pour trouver des solutions concrètes et réalistes. Nous nous battons à Bruxelles et à Strasbourg pour présenter des propositions en ce sens. Nous demandons au gouvernement français de réinvestir le terrain européen sur les questions relatives à l’agriculture", ont déclaré les deux députés européens.

"Nous sommes dans une démarche constructive aux niveaux européen et français : il faut proposer une nouvelle vision pour la PAC, puisqu’elle ne permet pas aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail. Mais il faut aussi impérativement baisser les charges qui pèsent sur eux au niveau national", ont-ils également insisté.
Angélique Delahaye et Michel Dantin ont pu engager un véritable dialogue et détailler des solutions concrètes et pérennes pour le secteur agricole.

23/02/2016
Politique agricole en faveur des zones de montagnes – « Il faut miser sur une politique de massifs »

« Le développement économique et social et le maintien de la production agricole dans les zones de montagnes en Europe est un enjeu essentiel. Toutefois, force est de constater qu’en dépit des mesures et aides sectorielles, il n’existe pas de véritable approche européenne de la montagne » a déclaré Michel Dantin, à la suite du vote de son avis sur la politique de cohésion en zones de montagne, aujourd’hui en commission de l’Agriculture du Parlement européen

Cet avis liste les mesures existantes au sein de la politique agricole commune pour appuyer le développement agricole et rural dans les zones de montagnes. Ce texte présente également des propositions concrètes en faveur du renforcement de la compétitivité des exploitations, de la diversification et la complémentarité des activités économiques.

« Aujourd’hui, les zones de montagnes en Europe font face à des défis économiques et sociaux, un manque d’infrastructures, un risque de dépeuplement et d’absence de renouvellement de génération. La situation est d’autant plus difficile dans un contexte de marché et de prix volatiles, d’augmentation des coûts de production et de fin des quotas laitiers », a ajouté le député européen.

« Il est urgent que la Commission européenne propose, dans le cadre de la réforme de la politique de cohésion, une définition européenne opérationnelle des zones de montagnes. Par ailleurs, je propose de transposer au niveau européen, la politique française des massifs consacrée par la loi Montagne de 1985. En ce sens, je trouve que l’initiative de stratégie macro-régionale alpine, qui met autour de la table des autorités publiques, des agriculteurs et des acteurs économiques et de la société civile est intéressante et devrait être concrétisée », a conclu Michel Dantin.

10/02/2016
Crise agricole – lettre à François Hollande

Monsieur le Président de la République,

A la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture à Paris, vous êtes confronté à une nouvelle mobilisation d’importance du monde agricole. Depuis des mois, nos agriculteurs interpellent le gouvernement sur les difficultés auxquelles ils ne peuvent plus faire face.

L’élevage en France est au bord du gouffre du fait de l’effondrement continu des prix sur les marchés laitiers, bovins et porcins qui ne couvrent plus depuis des mois les coûts de production des agriculteurs, qui aujourd’hui produisent à perte.

Vous avez indiqué que vous feriez des annonces fortes en amont du Salon International de l’Agriculture. Parallèlement le Premier Ministre, Monsieur Manuel VALLS et votre Ministre de l’Agriculture, Monsieur Stéphane LE FOLL, espèrent faire adopter par nos partenaires européens un mémorandum appelant la Commission européenne à intervenir et réguler les marchés agricoles.

Cette initiative, en plus d’être insuffisante, se fonde en réalité sur une évaluation faussée de la situation agricole française et des réalités européennes. Elle masque vos responsabilités dans la crise actuelle en France, et méconnaît l’affaiblissement de notre pays auprès de ses partenaires.

Les exportations de produits agricoles européens ont connu en 2015 une forte croissance (5,7%) et pourtant les agriculteurs européens font face à une crise conjoncturelle, notamment liée à l’embargo russe. Mais aucun État membre ne connaît les difficultés structurelles de la France.

Par manque d’investissements tout au long de la chaine de production, notamment dans l’industrie de transformation, et de structuration des filières, l’agriculture et l’agroalimentaire français ne se sont pas adaptés, contrairement à leurs concurrents, à la mondialisation des échanges.

L’agriculture française souffre des charges et des normes qui pèsent sur sa compétitivité. Depuis votre arrivée au pouvoir, trop peu a été fait pour alléger les charges sociales comme fiscales, bien au contraire : l’augmentation générale des impôts et des cotisations sociales accable aujourd’hui les agriculteurs français, handicapés par des semelles de plomb dans la compétition européenne et internationale.

Au lieu d’engager des réformes de structure, votre gouvernement se contente de saupoudrer de l’argent sur les exploitations et se défausse de ses responsabilités sur la Commission européenne accusée d’agir "trop peu et trop tard".

Si le choix de la Commission européenne d’intervenir par le biais de programmes d’aide au stockage privé sur les marchés laitiers et porcins a été contestable, force est de constater que de tels programmes connaissent un réel succès chez nos partenaires et concurrents européens directs : dans le cadre du programme d’aide au stockage privé porcin de janvier 2016, l’Allemagne a préempté 29% des quantités et l’Espagne 21%, tandis que la France ne se positionnait que sur 2,6% des quantités.

Si la Politique Agricole Commune n’apporte pas aujourd’hui les outils budgétaires nécessaires à la gestion de la crise en France, il est essentiel de rappeler que la dernière réforme de cette politique et du cadre budgétaire européen porte votre marque : vous avez en effet accepté en 2013 une baisse des crédits agricoles européens d’un milliard d’euros par an, soit 7 milliards pour les paiements directs du premier pilier, en obtenant seulement en contrepartie une hausse d’un milliard sur sept ans pour le deuxième pilier relatif au développement rural.

Enfin, il serait vain d’espérer le soutien de nos partenaires et de la Commission européenne, alors que le siège français est souvent délaissé au Conseil des ministres de l’agriculture à Bruxelles depuis trois ans et que nos partenaires attendent depuis des années que la France engage des réformes structurelles.

Face à la gravité de la situation, il est urgent que vous preniez l’initiative et que votre futur Ministre de l’Agriculture mette en place les mesures nécessaires pour sauver le secteur primaire de notre économie.

Il convient d’engager dès maintenant une véritable diminution des charges fiscales et sociales et de bâtir une réelle stratégie agricole française qui, par le biais d’investissements, doit favoriser la modernisation et la structuration des filières.

Il est en outre essentiel de proposer une refonte de la fiscalité agricole, de nouveaux outils de contrôle et assurantiels, permettant à nos exploitants de se protéger face à la volatilité des prix.

Par ailleurs, si notre objectif commun est de rendre notre agriculture compétitive, un moratoire sur la sur-transposition des normes européennes en droit français est nécessaire. Enfin, il convient de préparer en amont la prochaine réforme de la Politique Agricole Commune et la négociation budgétaire à venir en vue de préserver les intérêts de la France et de ses agriculteurs.

La situation exige des réponses immédiates, ce sont des actes et non plus des effets d’annonce que les Français attendent. Ils vous jugeront à l’aune de vos résultats.

Vous demandant d’agir au plus vite, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre très haute considération.

La Délégation française du Groupe PPE au Parlement européen

16/12/2015
Génétique animale : renforcer le potentiel économique de l’élevage européen

« Nous avons conclu avec la Présidence luxembourgeoise du Conseil un accord équilibré qui prend en compte les réalités fonctionnelles et économiques du secteur de la génétique animale. Ce texte devrait permettre d’exploiter le formidable capital génétique de nombreuses races en Europe, pour en faire un véritable atout à l’exportation. Il devrait aussi améliorer le fonctionnement du marché intérieur », a déclaré Michel Dantin, rapporteur du Parlement européen, à la suite de la réunion de trilogue qui s’est tenue mercredi après-midi.

Depuis juin 2014, Michel Dantin travaille sur la réforme de la législation européenne en matière de zootechnie, qui vise à regrouper l’ensemble des législations zootechniques existantes des espèces bovine, porcine, caprine, ovine et équine en un seul corpus juridique. Ce texte présenté comme une refonte d’ordre technique pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des races pures en Europe.

« J’ai très vite mesuré les conséquences possibles de cette proposition particulièrement technique et son impact économique majeur sur le secteur de la génétique animale et de l’élevage. Actuellement, une majorité d’États membres dispose de systèmes de sélection et de gestion génétique relativement administrés. Ce texte propose de développer la contractualisation entre les éleveurs et les organismes et établissements de sélection, sous le contrôle de l’autorité compétente » a ajouté Michel Dantin.

L’accord politique, portant sur un projet de texte commun devant encore être définitivement approuvé au sein du Parlement européen et du Conseil, reprend largement la position exprimée par les eurodéputés notamment en ce qui concerne les dispositions relatives aux races menacées et à l’aménagement de mesures spécifiques pour les différentes races concernées, en particulier du secteur équin.

06/10/2015
Crise agricole : « Retour à la réalité Monsieur le Commissaire, 20% des exploitations françaises ne passeront pas la crise »

« Les récentes déclarations du Commissaire en charge de l’agriculture, Phil Hogan, démontrent une méconnaissance des réalités du monde agricole. Alors que nos agriculteurs sont en plein désarroi, comment peut-on accepter que l’on remette en cause la gravité de la crise dans le secteur laitier ? Si Monsieur Hogan a besoin de chiffres, je vais lui en procurer ! », a déclaré Michel Dantin, membre de la commission Agriculture au Parlement européen.

Le Commissaire à l’agriculture a récemment déclaré dans une interview qu’il ne croyait pas que beaucoup d’exploitants laitiers produisent en dessous des coûts de production. Il a également annoncé qu’il ne disposait pas de chiffres indiquant un phénomène de faillites des exploitations laitières.

« Selon les chiffres du ministère de l’agriculture et de l’interprofession, les exploitants laitiers français produisent en dessous du coût de production depuis mars dernier. Il leur manque en moyenne 30 à 40 euros par 1000 litres produits. Devant faire face aux charges et à un prix non-rémunérateur, 10% des exploitations laitières françaises, soit 40 000 emplois directs, sont déjà en situation de faillite ; 20% déposeront le bilan d’ici à la fin de la crise », a indiqué le député européen.

Alors que la Commission européenne a présenté en septembre un paquet d’aides directes et de subventions en faveur du stockage privé des produits laitiers, elle refuse toujours de proposer l’augmentation du prix d’intervention publique sur le marché.

« Dire que toucher au prix d’intervention va à l’encontre de l’esprit de la nouvelle politique agricole commune est un non-sens, puisque cette dernière maintient la possibilité d’adopter une gestion dynamique du marché et des périodes de crises. Mais encore faut-il arrêter de faire dans l’idéologie et utiliser les moyens législatifs et règlementaires existants ! », a conclu Michel Dantin.

Considérant que le Commissaire Hogan manquait sûrement de chiffres, Michel Dantin lui a remis une lettre contenant une série de données issues du « terrain ».

16/09/2015
Crise agricole : Phil Hogan est attendu de pied ferme au Parlement européen

"Nous souhaitons que la Commission européenne arrête la comédie du saupoudrage des aides directes et s’attaque aux problèmes structurels des agricultures européennes. Il faut que la Commission devienne le VRP de nos agriculteurs à l’international et propose une réelle stratégie diplomatique à l’export", a déclaré Michel Dantin, alors que Phil Hogan, le Commissaire en charge de l’agriculture, échangera ce soir avec les eurodéputés dans le cadre d’un débat d’urgence sur la crise agricole, en session plénière du Parlement européen à Bruxelles.

"L’enveloppe de 500 millions présentée hier par le Commissaire n’a apporté aucune réponse à la hauteur des enjeux. Après avoir tardé à réagir, la Commission européenne ne prend toujours pas la mesure de la gravité de la crise agricole" a indiqué Angélique Delahaye.

"En refusant d’augmenter le montant du prix d’intervention, la Commission européenne contribue également à créer une ambiance malsaine entre les États membres, créant des gagnants et des perdants de l’aide directe européenne. Si la crise s’aggrave, ce qui est malheureusement probable, nous veillerons à placer la Commission européenne face à ses responsabilités dans le cadre de la clause de rendez-vous fixée au mois de novembre par le Conseil des ministres. Elle ne pourra plus refuser d’intervenir directement sur le marché", ont conclu les deux députés européens.

08/09/2015
L’Europe interdit la viande d’animaux clonés dans nos assiettes

« Le vote d’aujourd’hui doit définitivement fermer la porte au clonage à des fins alimentaires en Europe, pour le plus grand bénéfice des consommateurs, et du bien-être animal ! » a déclaré la députée européenne Françoise Grossetête suite à l’adoption ce mardi d’une proposition de Directive de la Commission européenne visant à interdire complétement le clonage des animaux destinés à la consommation en Europe.

« La plupart des citoyens européens ne veulent pas d’animaux clonés dans leurs assiettes. De plus, la technique du clonage est encore mal maîtrisée, elle engendre beaucoup de souffrance pour les animaux, et ses conséquences sur la santé humaine demeurent méconnues » a expliqué la députée européenne.

« Rien ne plaide donc en faveur du clonage animal à des fins alimentaires. C’est pourquoi je suis très satisfaite de cette décision du Parlement européen, qui renforce l’interdiction prévue par la Commission. En effet, elle prévoit non seulement l’interdiction de la commercialisation de denrées alimentaires issues d’animaux clonés, mais également celle de denrées issues des descendants de ces animaux. L’importation d’animaux clonés et de viande dérivée de ces animaux sera également prohibée, tout comme l’importation de denrées issues de leurs descendants ».

Pour Françoise Grossetête, la question de la traçabilité tout au long de la chaîne demeure cependant ouverte : « il faut être réaliste, au-delà d’une certaine génération de descendants, les techniques actuelles et l’état de la science ne nous permettent malheureusement pas encore de déterminer avec certitude si la viande est, à l’origine, issue d’un clone ou pas » a-t-elle conclu.

08/09/2015
Plan d’aide de la Commission européenne aux agriculteurs : « un saupoudrage qui ne règle en rien les problèmes structurels »

« La série d’annonces conjoncturelles faite par la Commission européenne n’est pas à la mesure de la crise agricole que traversent nos éleveurs. Il s’agit d’un saupoudrage anticipé d’aides en vue de faire redescendre la pression, mais, qui ne règle en rien les problèmes structurels des agricultures européennes » a déclaré Michel Dantin, membre de la commission Agriculture au Parlement européen, suite à l’annonce faite par la Commission européenne de la mobilisation d’un plan d’aide d’urgence de 500 millions d’euros en faveur des agriculteurs européens, principalement producteurs laitiers.

Ce paquet de mesures entend apporter une réponse à la crise agricole actuelle, en aidant les éleveurs à faire face à leurs problèmes de liquidité par le paiement anticipé des aides directes et subventions européennes. Il entend également stabiliser les prix en stimulant la demande, par la mise en place de programmes de promotion, tout en réduisant l’offre de produits agricoles, principalement par le soutien au stockage privé.

« Le ministre de l’Agriculture est allé à Bruxelles pour obtenir une augmentation du prix d’intervention publique, mais n’a pas su mobiliser ses collègues. Le Conseil et la Commission européenne ont refusé de prendre leurs responsabilités en s’opposant à une intervention directe sur le marché. Il s’agit de la démonstration sans appel que lorsque l’Allemagne et la France ne partagent pas une ligne commune, l’Union européenne est incapable de répondre aux attentes des producteurs », a expliqué Michel Dantin.

« Considérant la sensibilité de la question de l’harmonisation sociale et fiscale en Europe, il est nécessaire que le gouvernement français mène un travail de fond sur le niveau des charges et d’imposition qui pèsent sur nos producteurs en vue de restaurer la compétitivité de notre agriculture. La France ne peut pas attendre que les autres États européens augmentent leurs charges pour redevenir compétitif », a conclu Michel Dantin.

22/07/2015
Crise agricole : « l’agriculture française a besoin d’un pilote dans l’avion ! »

« Depuis maintenant plusieurs semaines, une crise agricole grave et profonde s’installe en France, sans réaction du gouvernement » ont déclaré mercredi 22 juillet les députés européens Angélique Delahaye et Michel Dantin (LR, PPE), membres de la commission de l’Agriculture du Parlement européen.

« Cette situation est confortée par la crise actuelle que nous traversons au plan européen liée à l’embargo russe. Elle impacte plus profondément les agriculteurs français en raison de l’inaction du gouvernement français » ont souligné les eurodéputés.

« L’embargo russe a déstabilisé les marchés. La politique menée n’est pas à la hauteur des enjeux pour répondre à la crise et soutenir notre agriculture et l’agriculture européenne » ont-ils poursuivi.

« Le gouvernement russe vient de prolonger l’embargo pour un an, nous attendons actuellement les nouvelles mesures qui vont-être prises par la Commission européenne pour soutenir nos agriculteurs. Que fait le gouvernement au plan européen ? »

« L’une des solutions est de se doter d’une politique de relance de la consommation sur le marché intérieur des produits agricoles européens » ont-ils poursuivi. « Le Parlement européen a voté une résolution demandant à la Commission européenne la mise en place de l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés. Là encore, qu’a fait le gouvernement français au plan européen pour faire avancer cette mesure, qui répond à une demande des agriculteurs et des consommateurs ? » se sont-ils interrogés.

« L’agriculture française souffre d’une absence de vision économique à moyen et long termes, d’une mauvaise adaptation à la Politique Agricole Commune (PAC), et elle subit de plein fouet le matraquage fiscale et social. Tout ceci relève de la responsabilité du gouvernement français. L’agriculture française a besoin qu’il y ait un pilote dans l’avion ! »

« Nos agriculteurs en perte de compétitivité sont à bout et ce n’est pas faute d’avoir alerté le gouvernement ! » ont conclu Angélique Delahaye et Michel Dantin.

07/07/2015
Fin des quotas laitiers : « n’abandonnons pas les agriculteurs à la seule loi du marché »

« Suite à la fin du système de quotas officialisée en mars dernier, le Parlement européen se devait de réfléchir à une nouvelle politique européenne laitière. La seule loi du marché est loin de faire l’unanimité, et ce sont bien de nouveaux outils de régulation qu’il faut trouver pour éviter une catastrophe, comme le secteur laitier l’a connu en 2008 », a déclaré Michel Dantin, suite au vote aujourd’hui en session plénière du Parlement européen du rapport d’initiative sur les perspectives du secteur laitier après la fin des quotas.

« Le secteur laitier doit se mettre en état de marche pour que le texte voté aujourd’hui ne tombe pas aux oubliettes ; la Commission européenne doit comprendre la gravité de la situation » a expliqué l’eurodéputé.

La crise de 2008, qui avait vu les prix du lait chuter de façon historique, a été difficilement vécue en France. Aujourd’hui, les agriculteurs font face à une chute inquiétante des prix. Pour Michel Dantin, « Les exploitations laitières constituent un maillage essentiel du territoire français et font la richesse de notre patrimoine ; ce sont pourtant les premières touchées par la libéralisation du secteur laitier. Il est indispensable de leur venir en aide et d’assurer que les agriculteurs seront en mesure de répondre aux demandes du marché ».

« Certaines solutions existent, telles que le renforcement de la contractualisation entre producteurs et distributeurs ou le développement d’outils de gestion de crise. Il est également essentiel de donner à l’Observatoire du Marché du Lait un rôle pilote, qui viendrait prévenir les crises plutôt que les subir. À plus long terme, de nouveaux mécanismes doivent être pensés afin d’éviter la surproduction qui se ferait au détriment de l’Europe entière », a conclu Michel Dantin.

20/05/2015
Lutte contre la bactérie Xylella : « Il est impératif d’indemniser les producteurs et de financer la recherche contre cette épidémie »

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution appelant à un renforcement des mesures de lutte contre l’épidémie de la Xylella Fastidiosa, cette bactérie qui touche en particulier les oliviers dans le sud de l’Europe.

« Cette épidémie illustre les risques majeurs d’une ouverture sans contrôles de nos frontières européennes aux produits agricoles et aux plantes venus de l’étranger. Le risque est aujourd’hui patent pour la santé végétale et animale. Demain, la santé humaine sera également menacée » a indiqué Michel Dantin, membre de la commission Agriculture du Parlement européen et élu de l’euro-circonscription du Sud-Est, région qui est aujourd’hui la plus menacée en France par la bactérie Xylella.

« La solution réside d’abord dans le renforcement des contrôles des produits aux frontières de l’Union, c’est une nécessité. Une fois la bactérie entrée dans l’Union, seule des mesures d’abattement des plantes peuvent-être menées. Toutefois, ces dernières pénalisent fortement les exploitants, dont certains ont perdu la quasi-totalité de leur exploitation. Ceci n’est pas acceptable, et des procédures d’indemnisation doivent être engagées », a déclaré Michel Dantin.

« Le financement de la recherche est également un impératif. Nos scientifiques doivent très rapidement trouver des solutions pour éradiquer la bactérie et préserver les cultures encore existantes. N’oublions pas que cette bactérie touche, pour l’instant, principalement les oliviers. Toutefois, ce sont plus de 300.000 espèces végétales qui sont menacées, dont les agrumes et la vigne. Il faut donc agir vite et tous les moyens doivent être mis en œuvre à l’échelle européenne pour endiguer l’épidémie », a conclu Michel Dantin.

01/04/2015
Maintenir une production laitière répartie sur tout le territoire national, voilà une politique d’aménagement du territoire

La France était déjà isolée pour défendre le système des quotas laitiers lorsque la chute des prix de 2008 a plongé le secteur laitier dans une crise dont personne n’a oublié la gravité. Les quotas laitiers n’ont pour autant pas permis d’éviter ni la diminution du nombre d’exploitations laitières ni la crise du marché laitier.

La décision de leur suppression est devenue irrémédiable en 2013.

Une légitime inquiétude prévaut chez de nombreux producteurs désormais livrés à la seule règle du marché. Bien que le gouvernement de Nicolas Sarkozy ait engagé le mouvement de contractualisation, l’écart de compétitivité s’est accru depuis 2012 avec nos concurrents européens. L’UMP constate que l’agriculture française n’a pas échappé au matraquage fiscal.

Pour donner aux producteurs de lait français toute leur chance, le gouvernement doit engager une vraie politique de baisse des charges fiscales et sociales et soutenir une politique d’investissement productif en particulier en zone de montagne où les investissements sont les plus chers.

Maintenir une production laitière répartie sur tout le territoire national, voilà aussi une politique d’aménagement du territoire.

06/11/2014
Nouveaux aliments : soutenir l’innovation tout en protégeant les consommateurs

"Le rapport sur les nouveaux aliments est un texte équilibré, qui permettra de soutenir l’innovation tout en protégeant les consommateurs" a déclaré Angélique Delahaye UMP-PPE, rapporteur pour le Groupe PPE sur le projet d’avis relatif aux nouveaux aliments, voté ce matin en commission de Agriculture du Parlement européen. .

"L’avis sur les nouveaux aliments était très technique. J’ai donc travaillé pour clarifier la définition du terme "nouveaux aliments", simplifier la procédure actuelle d’autorisation de mise sur le marché et garantir la protection des citoyens européens", a expliqué l’eurodéputée.

"Cet avis concerne un nombre important de sujets car il traite aussi bien de nouvelles technologies, par exemple les "nanomatériaux", que d’importation de produits en provenance de Pays Tiers. L’enjeu de cet avis était donc de garantir un contrôle strict de ces aliments et une bonne information des consommateurs, tout en assurant le soutien de nos entreprises" a indiqué la députée européenne.

"Le vote de ce matin n’est qu’une première étape car les débats se poursuivent en commission de l’Environnement. Je serai donc très attentive à ce que l’avis de la commission AGRI soit bien pris en compte et que le texte final reflète bien les idées importantes pour lesquelles je me suis battue : clarification des termes, soutien à nos entreprises et protection des consommateurs" a conclu Angélique Delahaye.

* Toute denrée alimentaire dont la consommation humaine était négligeable au sein de l’Union avant le 15 mai 1997.

02/10/2014
Audition de Phil Hogan, commissaire désigné à l’Agriculture : "Assurer un cadre de concurrence internationale loyale et équitable pour nos produits agricoles"

"Phil Hogan a prouvé qu’il est conscient des enjeux actuels pour l’agriculture européenne, et a mis en évidence le travail sérieux qu’il compte mettre en œuvre en faveur d’une PAC simple, flexible et efficace, et d’une agriculture européenne durable et compétitive à l’échelle internationale. Je resterai néanmoins particulièrement vigilant ces cinq prochaines années pour assurer que la Commission européenne tienne les promesses qui viennent d’être faites", a déclaré Michel Dantin, député UMP-PPE, membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural au Parlement européen, suite à l’audition du commissaire désigné à l’Agriculture, Phil Hogan.

Au cours de cette audition, Michel Dantin a souhaité s’exprimer sur les dossiers internationaux touchant les produits agricoles européens, en particulier les accords commerciaux négociés actuellement par la Commission européenne, et également sur le dossier sensible de l’attribution des noms de domaine sur internet pour le secteur du vin dans le cadre des négociations au sein de la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN). Sur tous ces dossiers, Michel Dantin a demandé au Commissaire désigné quelles allaient être ses initiatives pour garantir la protection des produits agricoles européens et leur commercialisation dans un cadre de concurrence loyale et équitable.

"Les négociations internationales qui touchent directement nos produits agricoles suscitent de nombreuses inquiétudes, non seulement parmi les agriculteurs, mais également parmi les consommateurs qui doivent avoir confiance dans la qualité affichée de ces produits" a souligné le député.

À ces préoccupations, Phil Hogan a répondu qu’"aucune négociation internationale ne saurait sacrifier les produits agricoles européens".

Il a ensuite rappelé la position ferme de Jean-Claude Juncker, le nouveau président élu de la Commission européenne, sur l’accord commercial en cours de négociation avec les États-Unis en ce qui concerne la réciprocité des normes de sécurité alimentaire, la reconnaissance des produits agricoles sous signe de qualité, et la protection des filières les plus fragiles.

"Certaines filières doivent en effet faire l’objet d’une attention toute particulière, notamment le sucre et la viande bovine", a conclu Michel Dantin.

04/09/2014
Embargo russe : Soutenir l’agriculture européenne en première ligne d’un conflit international - Michel Dantin et Angélique Delahaye

Préoccupés par la situation actuelle des agriculteurs suite à la décision russe de décréter un boycott sur les fruits, légumes, viandes, produits laitiers et de la pêche, Michel Dantin et Angélique Delahaye, députés européens du Groupe PPE (UMP) et membres de la commission Agriculture, ont interpellé aujourd’hui la Commission européenne à ce sujet.

"Si l’on peut saluer la réactivité de la Commission européenne, le niveau d’intervention est encore trop faible", a expliqué Angélique Delahaye, lors d’une réunion de la commission de l’Agriculture du Parlement européen avec Joost Korte, Directeur général adjoint à la Commission européenne en charge des politiques relatives aux marchés agricoles et au soutien direct.

"Plus spécifiquement, la mesure prix de retrait des produits ne couvre pas les coûts de production en France, ce qui remet en cause son utilisation. De plus, il est inacceptable de proposer des aides aux activités de promotion que les agriculteurs devraient financer à 50%" a-t-elle souligné.

Dans un courrier adressé au Commissaire européen Dacian Ciolos ce même jour, les eurodéputés français du Groupe PPE (UMP) insistent sur la nécessité de renforcer le budget prévu pour l’aide aux fruits et légumes, d’étendre la mesure d’indemnisation à de nouvelles mesures de gestion de crise, et d’agir pour les autres filières touchées, notamment le secteur de la viande.

"Il faut garder à l’esprit que cette crise est avant tout diplomatique, et touche de plein fouet le secteur agricole. Il est donc impératif d’obtenir de nouvelles ressources financières, mais les mesures de gestion de la crise ne doivent en aucun cas mettre en péril le budget de la PAC et les programmes en cours qui ont un impact direct sur les aides octroyées à nos agriculteurs pour les prochaines années", a conclu Michel Dantin.

Contexte :
Dans le cadre de la crise ukrainienne, la Russie a décrété le 6 août dernier à l’encontre de l’UE et d’autres pays un boycott sur les fruits, légumes, viandes, produits laitiers et de la pêche.

Pour l’agriculture et la pêche française, cet embargo a des conséquences économiques graves. Les produits concernés représentent une valeur de 244 millions d’euros, soit un tiers des exportations agro-alimentaires envoyées à la Russie. À cela s’ajoutent les conséquences indirectes d’un tel embargo en cas d’inondation du marché par les produits agroalimentaires des autres États membres.

04/04/2014
Bovins : enfin une technologie commune pour l’identification

Le 2 avril, le Parlement européen a adopté, par 386 voix pour, 228 voix contre et 17 abstentions, deux rapports de Sophie Auconie relatifs à l’identification électronique des bovins et à la simplification de l’étiquetage facultatif de la viande bovine. En tant que rapporteur, Sophie Auconie a exprimé sa très grande satisfaction :

« L’un des enjeux essentiels de ces rapports, c’est d’avoir une technologie commune pour tous les éleveurs d’Europe qui se lancent volontairement dans l’identification électronique de leurs bovins. S’y opposer est totalement irresponsable : lorsque des technologies différentes et non compatibles sont développées au sein de l’Union européenne, on part dans une guerre de tranchée pendant des années pour choisir la technologie européenne commune à tous... cela ne fait que des perdants, au détriment de toute une filière ! C’est ce qui s’est passé pour le choix du type de prises de recharge pour les véhicules électriques et c’est tout simplement irresponsable ! Avec le vote d’aujourd’hui, nous évitons un tel fiasco, en anticipant, tout simplement ! »

« Sur le volet étiquetage de ce rapport, nous simplifions les règles applicables à l’étiquetage volontaire, c’est-à-dire l’étiquetage "marketing", pour que les éleveurs puissent mieux communiquer sur les qualités de leur viande. Quand on peut simplifier les règles, il faut le faire ! Évidemment, nous ne touchons pas aux dispositions relatives à l’origine de la viande qui sont essentielles pour la protection des citoyens. »

« Certains ont voulu prendre en otage ces rapports au prétexte que les propositions de la Commission européenne sur le clonage ne sont pas satisfaisantes. Je leur réponds : oui, travaillons ensemble pour encadrer le clonage mais prendre en otage ces rapports, c’est prendre en otage les éleveurs et la filière viande ! ».

08/04/2013
Baisse du budget de la PAC : "Le gouvernement pris en défaut" - Michel Dantin et Agnès Le Brun, députés européens

Alors que les négociations sur la réforme de la Politique agricole commune (PAC) post-2013 sont entrées dans leur phase finale, Agnès Le Brun et Michel Dantin, députés européens, membres de la commission de l’Agriculture du Parlement européen, s’inquiètent d’une probable baisse de 14 % des aides accordées aux agriculteurs français :

"Le Président de la République et le Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll nous assurent depuis le mois de mars avoir obtenu à Bruxelles le maintien de l’enveloppe française pour la PAC. Nous avons dès le début émis des doutes à ce sujet, et les dernières informations les confirment ", ont déclaré les élus européens.

"Stéphane Le Foll a affirmé devant l’Assemblée nationale que l’enveloppe française serait diminuée d’environ un milliard d’euros au titre des aides directes et indirectes, mais que cette baisse serait compensée par une hausse d’un même milliard des crédits qui financent le développement rural. Ce que n’a pas expliqué Stéphane Le Foll, et pour lequel il cultive l’hypocrisie, c’est que la première enveloppe est annuelle et la seconde échelonnée sur sept ans !", ont poursuivi les députés.

"Le Ministre de l’agriculture doit désormais expliquer aux agriculteurs comment une hausse unique d’un milliard compense sept baisses consécutives d’un milliard... Une fois de plus, le jeu de poker menteur est à l’œuvre au gouvernement : il en sera comptable devant l’ensemble du secteur si cette réalité se confirme dans les prochaines heures."
"Le Parlement européen est pour la première fois sur un pied d’égalité dans les négociations agricoles de la future PAC, les gouvernements doivent désormais en prendre conscience", ont ajouté les élus.

Michel Dantin - rapporteur pour l’un des nouveaux règlements de la PAC faisant partie de l’équipe des négociations sur le futur budget- et Agnès Le Brun, se sont déclarés déterminés à défendre les intérêts de l’agriculture européenne, et les intérêts de l’agriculture française.

18/06/2012
Réforme de la PAC - Présentation du rapport de Michel Dantin sur l’organisation commune des marchés : "Donner aux agriculteurs et aux filières les moyens de faire face aux défis à venir" - Michel Dantin

Lundi 18 juin, les Députés européens de la Commission de l’Agriculture ont débattu desprojets de rapport déposés par Giovanni La Via (règlement horizontal) et Michel Dantin (organisation commune des marchés agricoles) sur la réforme de la PAC. Ils se pencheront mardi 19 juin sur ceux de Luis Manuel Capoulas Santos (paiements directs et développement rural).

Dans sa proposition, Michel Dantin prend notamment acte de la logique de "filet de sécurité" désormais appliquée aux mécanismes d’intervention sur les marchés, mais ne souhaite pas pour autant abandonner toute forme de régulation des marchés.

"Si le nouveau contexte global exclut désormais l’orientation "quotidienne" des marchés par la puissance publique au moyen d’interventions massives et récurrentes, cette évolution ne peut en aucun cas se traduire par un abandon complet de toute forme de gestion des marchés. Il est essentiel que les producteurs et les acteurs des filières aient désormais les moyens de "prendre le relais" de la régulation publique. Cela passe notamment par un renforcement du rôle et du pouvoir de négociation des organisations de producteurs, et par un élargissement des missions confiées aux interprofessions" a déclaré l’élu savoyard, qui propose également une généralisation à tous les secteurs des pratiques de contractualisation.

"Mais encore faut-il que sur le terrain, les missions dévolues à ces différentes organisations puissent être correctement et effectivement remplies.Cette exigence impose une réflexion de fond sur le droit de la concurrence et son application à l’agriculture, qui reste aujourd’hui largement nationale et généralement peu au fait des spécificités du monde agricole et agroalimentaire. Cela constitue parfois une entorse au bon fonctionnement du marché intérieur, et surtout un frein aux initiatives des agriculteurs pour se regrouper et peser davantage sur les marchés" a-t-il poursuivi.

Enfin, Michel Dantin s’est fermement engagé pour le maintien des droits de plantation, la prolongation des quotas sucriers et la création d’un outil alternatif de régulation de la production laitière.

23/06/2011
Réforme de la PAC : Pour une agriculture prête à répondre aux défis du XXIe siècle

"Les denrées agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres. La vocation de nos paysans, c’est de produire des aliments pour nourrir nos 500 millions de concitoyens européens, mais aussi de contribuer à l’alimentation du reste du monde. Lors des discussions sur l’avenir de la PAC, nous ne devrons jamais perdre de vue cette dimension centrale du rôle de l’agriculture européenne" a déclaré l’eurodéputé Michel Dantin jeudi 23 juin, suite à l’adoption à une large majorité par le Parlement européen réuni en séance plénière, du rapport sur les Défis de la Politique Agricole Commune à l’horizon 2020.

"Je me réjouis que par ce vote massif, les parlementaires européens se soient exprimés clairement en faveur d’une agriculture à la hauteur des défis du XXI siècle" a poursuivi l’eurodéputé, membre de la commission de l’Agriculture et du Développement rural du Parlement européen.

"Le contexte dans lequel s’inscrit l’activité de nos agriculteurs a beaucoup changé depuis les dernières grandes réformes de la PAC : accroissement de la demande alimentaire mondiale, internationalisation des échanges agricoles, changement climatique, crise énergétique, raréfaction des ressources naturelles disponibles ou encore questionnements de nos concitoyens sur le rôle et la finalité de la politique agricole. Il est fondamental que ces aspects soient intégrés dans nos réflexions sur la PAC d’après 2013 " a expliqué Michel Dantin.

"Le rapport voté aujourd’hui valide une approche positive de la contribution que l’agriculture apporte à l’environnement et appelle à une levée des contraintes administratives souvent lourdes qui sont fixées par les règlements européens et les textes nationaux dans ce domaine. En se prononçant à la fois pour une dégressivité des aides directes et un renouvellement des outils de régulation, il marque également une vision nouvelle vis-à-vis de la dimension sociale de la PAC, mais aussi de la mondialisation des échanges" a-t-il poursuivi.

"Une chose est claire également : pour donner à l’agriculture européenne les moyens de relever ces défis, nous devons impérativement veiller à ce que le budget agricole soit maintenu au moins à son niveau actuel. C’est le message clair que nous avons une nouvelle fois envoyé aujourd’hui. Pour autant, il sera nécessaire de faire des choix dans son utilisation, car nous n’aurons pas les moyens de tout, surtout si nous voulons des moyens pour tous" a insisté l’eurodéputé.

"A l’heure où se déroule à Paris, en ce moment-même, le débat du G20 agricole consacré à la régulation des marchés mondiaux des matières premières, et en particulier des matières premières agricoles, la démarche du Parlement européen, loin d’être celle d’un Parlement isolé et coupé du monde, est tout au contraire inscrite au cœur d’une réflexion qui doit nous permettre d’apporter une réponse globale à un défi planétaire" a déclaré Michel Dantin en conclusion.

Note : Le Parlement européen a adopté aujourd’hui le rapport d’Albert Dess sur l’avenir de la Politique Agricole Commune après 2013, en réponse à la communication présentée par le Commissaire européen Dacian Ciolos en novembre 2010. Les propositions législatives de la Commission européenne sur les détails de la réforme de la PAC sont attendues pour novembre 2011.

09/03/2011
"L’Europe doit se donner les moyens de son indépendance alimentaire" - Michel Dantin

Dans une résolution votée hier, le Parlement européen a pointé le grave déficit de production des protéines végétales dans l’Union européenne, qui importe 80% de sa consommation.

"Il s’agit là d’une question stratégique majeure pour notre agriculture, et plus particulièrement pour le secteur de l’élevage, qui utilise massivement les protéagineux pour l’alimentation du bétail. Il n’est pas normal de dépendre à un tel niveau des importations, surtout quand celles-ci se concentrent essentiellement sur un produit, le soja, et trois pays, le Brésil, l’Argentine et les Etats-Unis" a déclaré Michel DANTIN, rapporteur de ce texte pour le Groupe PPE.

Les Députés européens ont ainsi souhaité appeler la Commission et les Etats membres à développer un véritable "plan protéines" ambitieux, afin de réintroduire massivement la culture des protéagineux en Europe. L’augmentation des rendements céréaliers en Europe centrale devrait permettre de libérer des surfaces de terre suffisantes sur l’ensemble du continent, mais la production devra être accompagnée.

"C’est notamment dans la recherche variétale que d’importants progrès sont à effectuer. Les exploitants européens utilisent aujourd’hui les mêmes semences que leurs grands-parents ! Mais pour rendre ces cultures rentables, et donc justifier l’investissement dans la recherche, l’accompagnement de la filière par les pouvoirs publics est indispensable" a estimé le Député européen.

Celui-ci a poursuivi en affirmant que "des plans protéines seront en effet nécessaires, mais ils ne peuvent éluder la question des protéines animales dans l’alimentation des animaux. Ce texte, tout en mettant très fortement l’accent sur l’absolue nécessité de sécurité sanitaire pour le consommateur, ouvre la voie à la réutilisation des protéines animales pour les non-ruminants, c’est-à-dire les animaux monogastriques, par nature omnivores. La page de la vache folle et de l’application aveugle du principe de précaution est bel et bien tournée".

Les grands bénéfices environnementaux de la culture de protéagineux, notamment dans le cadre d’une meilleure rotation des cultures, sont également des enjeux majeurs pour l’agriculture au moment où celle-ci accroît encore ses efforts en faveur de l’environnement.

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