Untitled Document
Untitled Document
Défense
22/11/2016
Mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune

Le 22 novembre, Arnaud Danjean est intervenu au cours du débat sur la mise en œuvre de la Politique de sécurité et de défense commune, qui s’est tenu en session plénière du Parlement européen à Strasbourg.

« Merci d’abord, au nom du Groupe PPE dont j’étais le rapporteur fictif, à notre collègue Pascu qui a fait un excellent rapport. Un rapport annuel, il faut le rappeler, mais qui évidemment trouve une actualité particulière aujourd’hui, intervenant après les décisions que vous avez rappelées, Madame la Haute Représentante et qui sont importantes.

Malheureusement -et je ne parle pas pour vous Madame la Haute Représentante- il aura fallu le Brexit et l’élection de Trump pour que, dans beaucoup d’Etats Membres, on se souvienne que la défense et la sécurité devaient être une priorité pour les Européens eux-mêmes. On aurait pu souhaiter que cette prise de conscience intervienne plus tôt, du fait des conflits et crises qui nous entourent et qui nous impactent si dangereusement.

Mais enfin mieux vaut tard que jamais.

La politique de défense doit être ambitieuse certes mais elle doit être réaliste, pragmatique, flexible et je pense que vous avez dessiné un certain nombre de pistes qu’il conviendra de concrétiser.

Beaucoup de choses, nous le répétons depuis des années ici, figurent déjà dans le Traité de Lisbonne et méritent d’être appliquées avant de créer, pardonnez-moi l’expression, de nouvelles usines à gaz.

Permettez-moi de rappeler 3 points qui me semblent très importants politiquement :

- D’abord, une politique européenne de défense doit se distancier de deux mythes : d’un côté le mythe de l’armée européenne commune qui n’aide pas à avancer concrètement et pragmatiquement mais d’un autre côté aussi le mythe d’une soi-disant concurrence ou duplication avec l’OTAN. Ce n’est absolument pas de ça dont il s’agit. Nous parlons bien de complémentarité et non pas de concurrence.

- Deuxièmement, le lien transatlantique : il est fort mais ce n’est pas un acquis éternel et je crois que ce qui vient de se passer de l’autre côté de l’Atlantique nous rappelle fort pertinemment que si nous ne prenons pas notre propre sécurité en main, nous risquons un jour d’avoir de mauvaises surprises. Il nous faut donc investir plus dans notre défense, plus d’investissements industriels et plus d’investissements dans des dispositifs vraiment opérationnels.

- Troisième point enfin, l’OTAN : l’OTAN reste un acteur majeur de notre sécurité collective, c’est une évidence. Mais enfin l’OTAN ne peut pas, avec une table de décision autour de laquelle siègent M. Erdogan et bientôt M.Trump, être la caution exclusive de la sécurité des européens.

Nous devons nous prendre en main et il est temps de transformer les bonnes intentions et les bonnes paroles en action concrètes ».

20/05/2015
Défense européenne : "Appliquons les traités !"

Arnaud Danjean a présenté hier en session plénière son rapport annuel sur la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), en présence de la Haute Représentante Vice-Présidente de la Commission. Ce rapport s’inscrit dans la perspective du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 lors duquel sera abordé les questions de sécurité et de défense.

M. Danjean a ouvert le débat en rappelant que "jamais depuis le lancement de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, il y a maintenant 16 ans, l’Europe n’avait été confrontée à autant de crises, simultanées, à ses frontières, sur son sol et à des menaces multiformes à sa sécurité, extérieure et intérieure".

Ainsi, "Face à ces évolutions dramatiques, l’Union Européenne et les États qui la composent ont le double devoir d’agir : Agir pour se protéger et agir dans notre environnement pour réduire l’instabilité." Or, insiste-t-il "Il y a peu de crises et de conflits aujourd’hui dans lesquels l’Europe, collectivement ou à travers ses États-Membres, joue un rôle réellement décisif, à la mesure de ses intérêts, de ses valeurs et de son poids diplomatique, économique et militaire". Ainsi, martèle-t-il "la Politique de Sécurité et de Défense Commune pourrait être - devrait être- un instrument majeur pour que l’Europe assume enfin ses responsabilités pour sa propre sécurité et pour celle de son environnement".

Arnaud Danjean a également salué l’évolution des discussions sur le sujet : "Les orientations proposées par vous-même, Madame la Haute-Représentante, avec les ministres de la Défense réunis hier à Bruxelles, en vue du Conseil européen de juin, vont dans le bon sens". Il a particulièrement insisté sur le fait que pour renforcer la PSDC, "nous n’avons besoin ni d’inventivité ni de créativité ni d’imagination" car "tout ce dont nous avons besoin est dans le Traité", en précisant les instruments du Traité dont le potentiel reste à exploiter : "coopération renforcée, coopération structurée permanente, flexibilité opérationnelle (avec l’article 44), mécanismes de financement et solidarité, assistance mutuelle".

La Haute Représentante a remercié et félicité M. Danjean pour ce rapport et notamment pour son approche ambitieuse. Elle a souligné qu’elle était déterminée à créer, avec l’aide et le soutien du Parlement européen, les conditions politiques pour que les provisions du Traité de Lisbonne soient pleinement mises en œuvre.

04/04/2014
Plus de cohérence dans l’action extérieure de l’UE : « il faut une stratégie, de la coordination et des priorités »

« Au-delà des échecs et des succès de la politique extérieure de l’Union, il reste un chantier majeur toujours à reconstruire, qui est celui de donner de la cohérence à l’action extérieure de l’UE » a déclaré, le 3 avril, le député européen UMP-PPE Arnaud Danjean lors du débat consacré à son rapport sur l’approche globale de l’UE et la cohérence de l’action extérieure de l’Union européenne, en séance plénière du Parlement européen jeudi 3 avril. Ce débat a été l’occasion d’un échange de vues, le dernier de la mandature, avec Catherine Ashton, la Haute-représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères.

Soulignant que « toutes les organisations, l’ONU, l’OTAN, l’UE, veulent l’approche globale pour faire face aux défis et aux crises », Arnaud Danjean a précisé que « l’UE est la seule institution qui dispose de la gamme aussi vaste d’instruments pour mener à bien cette politique : humanitaire, développement, commerce, missions civiles et opérations militaires de la PSDC, nous avons tous les instruments à notre disposition pour conduire cette ambition légitime »

« Mais pour que l’approche globale fonctionne, il faut trois choses », a-t-il précisé.

« Il faut une stratégie en amont, définie avec tous les acteurs, en sachant que même lorsque la stratégie est élaborée sur le papier, cela ne suffit pas toujours. Nous l’avons vu pour le Sahel en 2011, la stratégie était bien construite, mais sa mise en œuvre a été beaucoup plus compliquée et les résultats ont été très lacunaires, pour ne pas dire plus » a indiqué Arnaud Danjean.

« Il faut donc, deuxièmement, de la coordination et beaucoup de coordination. Votre rôle est central ici, parce que vous avez une triple casquette : Haute représentante, Présidente du Conseil des Affaires étrangères, et Vice-présidente de la Commission : il faut que vous jouiez à plein ce rôle de Vice-présidente de la Commission pour amener tout le monde à travailler ensemble » a-t-il insisté, s’adressant à la Haute-Représentante.

« Et puis enfin, il faut bien sûr établir des priorités parce que l’approche globale ne doit pas être une approche globale géographique. L’UE ne peut pas tout faire, partout, avec la même intensité et la même efficacité »

Soulignant la complexité extrême de ce mandat, Arnaud Danjean a rendu hommage en conclusion à l’action de Catherine Ashton : « je trouve que bien trop souvent, les critiques sont ingrates et elles oublient qu’en matière de politique étrangère, de diplomatie et d’action militaire, la prérogative essentielle reste parmi les États membres » a-t-il conclu.

Les Eurodéputés réunis en séance plénière ont adopté à une très large majorité jeudi (492 +, 94 -, 28 abs) le rapport d’Arnaud Danjean consacré à l’approche globale de l’Union européenne et à la cohérence de l’action extérieure de l’Union

24/10/2013
Politique étrangère et de sécurité commune : "l’UE doit être là où elle peut apporter une plus-value collective" - Arnaud Danjean

Les députés européens réunis en séance plénière à Strasbourg voteront aujourd’hui sur le Rapport annuel du Conseil au Parlement européen sur la politique étrangère et de sécurité commune. Mercredi, Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen, a participé au débat entre les députés et la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, consacré aux principaux aspects et choix fondamentaux de la politique étrangère et de sécurité commune.

"La politique extérieure européenne est confrontée à un impossible défi" a déclaré Arnaud Danjean : "d’une part, une demande toujours plus forte de nos concitoyens et de nos partenaires pour une réponse collective européenne aux défis diplomatiques et de sécurité ; "Où est l’Europe ? Que fait l’Europe ?", voilà ce que nous entendons dans nos opinions publiques mais aussi de Lampedusa à Nairobi, d’Alep à Bamako. D’autre part, des prérogatives et des capacités d’initiative prisonnières de volontés politiques nationales de plus en plus frileuses et de capacités nationales de plus en plus réduites".

Soulignant que l’enjeu principal du rapport parlementaire annuel était de "réduire cet écart mortifère pour l’influence de l’Europe sur la scène internationale", Arnaud Danjean a alerté contre le principal danger qui guette la politique étrangère et de sécurité commune : "la dispersion, l’incapacité à nous donner, collectivement, des priorités réalistes, particulièrement dans un contexte budgétairement si contraint".

"Le but n’est pas de planter le drapeau européen partout pour le principe d’être partout, l’objectif est d’être là où nous avons nos intérêts et nos valeurs à défendre, où on nous attend, où on nous espère et surtout où nous pouvons être efficaces, où nous pouvons apporter une plus-value collective" a-t-il insisté.

"C’est incontestablement dans notre voisinage oriental et méridional que se joue notre crédibilité. Dans les Balkans, au Proche-Orient, en Afrique, dans le Caucase, si nous ne parvenons pas à jouer collectivement un rôle majeur dans ces régions, il est vain d’espérer exercer la moindre influence sur la scène internationale, et il est vain d’espérer convaincre nos concitoyens de la pertinence du projet européen" a-t-il conclu.

24/07/2013
"L’industrie de Défense, un atout stratégique pour l’Europe, reconnu comme tel par la Commission européenne" - Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen

"La communication sur l’industrie de sécurité et de défense présentée aujourd’hui par la Commission Européenne est une contribution importante au débat qui doit s’engager à tous les niveaux en vue du sommet européen de décembre" a déclaré mercredi l’eurodéputé UMP-PPE Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen.

"Ce texte, préparé par les commissaires Barnier et Tajani, que la sous-commission Défense du Parlement européen avait auditionnés récemment, met en évidence l’atout stratégique que constitue l’industrie de défense européenne, tant sur les plans économiques que technologiques et opérationnels" a indiqué Arnaud Danjean.

"Je suis particulièrement satisfait de voir figurer explicitement, à plusieurs reprises dans la communication, la notion d’autonomie stratégique, à savoir la nécessité pour les Européens de pouvoir décider et agir sans dépendre des capacités de pays tiers.

Ceci suppose que l’Union européenne identifie des capacités et technologies-clefs dans lesquelles des investissements européens pourront intervenir, et pour lesquels le contrôle des chaines d’approvisionnement sera assuré. Voir ces priorités explicitement reconnues par la Commission est rassurant, tant il est important que les spécificités du secteur de la Défense soient reconnues et s’inscrivent dans la vision plus large d’une Europe acteur de sa propre sécurité" a-t-il poursuivi.

"La possibilité d’acquisition, par l’UE, de certaines capacités civilo-militaires, ainsi que les investissements communautaires possibles dans la recherche et le développement de ces technologies duales, sont des pistes prometteuses".

"La Commission européenne se fixe ainsi des objectifs légitimes dans la limite de ses compétences. Il reste à espérer que les Etats-Membres, qui conservent l’essentiel des responsabilités en matière de défense, prennent pleinement conscience de la menace de déclassement stratégique du continent européen et s’accordent sur les priorités politiques et capacitaires pour enrayer cette tendance dramatique" a conclu Arnaud Danjean.

22/11/2012
Sécurité et défense commune : "L’UE ne peut se permettre de déléguer systématiquement sa sécurité à d’autres" - Arnaud Danjean

Les eurodéputés réunis en séance plénière à Strasbourg ont adopté aujourd’hui à une très large majorité (442 voix en faveur, 92 contre, 75 abstentions) le rapport d’Arnaud Danjean consacré à la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne (PSDC).

"Guerre civile en Syrie, tensions israélo-arabes, terrorisme, prolifération nucléaire, terrorisme et criminalité au Sahel, piraterie au large de la Somalie, poursuite d’une guerre terrible au Congo : l’actualité nous fournit chaque jour de nouvelles raisons de considérer que le monde multipolaire de ce début de XXIème siècle est, à bien des égards, plus dangereux que celui auquel nous avons été habitué, car moins prévisible et moins "organisé" " a déclaré Arnaud Danjean lors du débat consacré à la PSDC en séance plénière.

"Face à cette situation, il serait irresponsable de considérer la Politique de Sécurité et de Défense Commune comme un luxe ou une anecdote. Bien au contraire, il s’agit d’une nécessité stratégique pour l’Union européenne. Nous ne pouvons pas nous permettre de déléguer systématiquement notre sécurité à d’autres " a insisté Arnaud Danjean.

Pour le président de la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen, même si l’OTAN constitue toujours la pierre angulaire de la défense collective du continent, même si le partenariat transatlantique doit être réaffirmé et est irremplaçable, " il est des crises qui affectent notre sécurité et dans lesquelles l’OTAN ne peut intervenir (la crise géorgienne par exemple, et généralement dans les conflits africains), ou dans lesquelles les Etats-Unis estiment ne pas avoir à intervenir. Ces exemples risquent de se multiplier à l’avenir".

Insistant sur les moyens dont l’Union européenne dispose pour agir - "la fameuse approche globale, civilo-militaire, dont bien peu d’acteurs mondiaux peuvent se prévaloir", Arnaud Danjean a pointé du doigt le défaut de volonté politique en matière : "Volonté politique des Etats Membres avant tout. Mais également, malheureusement, manque de volonté politique ou de motivation de la part des institutions elles-mêmes en charge de la PESC et de la PSDC. "

"Les défis stratégiques auxquels nous faisons face sont immenses et inédits : une baisse structurelle et durable des budgets de défense des pays européens, une réorientation des priorités américaines, et une volatilité et une diversité extrême des menaces" a souligné Arnaud Danjean. "Les pays européens n’ont donc d’autre choix que de subir un déclassement stratégique collectif, ou de se ressaisir et d’exploiter au mieux les potentialités -certes encore modestes- de la PSDC" a-t-il déclaré en conclusion.

11/09/2012
Arnaud Danjean à Catherine Ashton : Politique Extérieure & de Sécurité Commune : "Des priorités, de la cohérence et moins de dispersion !"

Le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg a débattu mardi avec Catherine Ashton, la Haute-Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, de l’état des lieux de la Politique Extérieure et de Sécurité Commune (PESC).

Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen, est intervenu lors de ce débat.

Reconnaissant "l’ampleur de [la] tâche [incombant à Catherine Ashton] et les difficultés liées à la coordination des Etats Membres de l’Union européenne, très soucieux de leurs prérogatives diplomatiques et militaires", Arnaud Danjean a néanmoins fait part à la Haute-Représentante "d’une déception, voire d’une réelle frustration, [au regard de] "l’absence de sens clair des priorités stratégiques de la PESC".

S’adressant à la Haute-Représentante, Arnaud Danjean a poursuivi : "l’ambition louable que vous affichez est la mise en œuvre de la fameuse "approche globale " (comprehensive approach), censée constituer la valeur-ajoutée de l’UE sur la scène internationale.

Mais force est de constater que cette approche semble surtout globale dans sa dimension, j’allais dire dans sa dispersion, géographique."

"A vouloir être partout en même temps et sans priorité claire, on se demande parfois ce que fait vraiment l’UE et où elle met véritablement en œuvre l’ensemble de ses capacités" a-t-il insisté.

"Vous avez justement mentionné la Corne de l’Afrique - avec notamment le succès de la mission militaire anti-piraterie, où, c’est vrai, l’Union européenne sollicite de façon relativement bien intégrée l’ensemble de ses outils, y compris militaires" . "Mais ce succès reste malheureusement un cas limité" a-t-il regretté.

"Ce que nous attendons, c’est que la PESC sorte d’une logique d’initiatives fragmentées, éclatées, tous azimuts, au fil des urgences et des opportunités ponctuelles, pour se construire sur une véritable hiérarchie des priorités et une mobilisation cohérente de tous ses instruments" a déclaré Arnaud Danjean en conclusion.

14/12/2011
Défense : Le Parlement européen appelle les Etats de l’Union à davantage de coopération dans le secteur des capacités de défense pour préserver l’autonomie stratégique de l’Union. Arnaud Danjean

Arnaud Danjean, député européen présidant la sous-commission « Sécurité et Défense » du Parlement européen, se félicite de l’adoption à une large majorité du rapport Lisek sur l’impact de la crise financière sur le secteur de la défense.

« Le rapport met en évidence la principale contrainte qui pèse et qui va continuer à peser sur les efforts de défense nationaux et multilatéraux, la contrainte budgétaire. Les Etats de l’Union doivent cependant continuer à investir dans leurs capacités de défense qui sont essentielles pour préserver l’autonomie stratégique de l’Union », a déclaré Arnaud Danjean.

« Il y a en effet une autre contrainte qui va peser également sur les Etats européens, une contrainte stratégique. Il s’agit de l’attitude de nos alliés et amis Américains qui ne veulent plus et ne peuvent plus tout faire à notre place en matière de sécurité, comme l’a bien illustré le cas libyen », a-t-il ajouté.

« Dans ce contexte, il est indispensable de relancer l’ambition d’une politique de sécurité et de défense commune qui soit forte sur le plan opérationnel et sur le plan capacitaire. Sur le plan opérationnel, il est temps de mettre en œuvre une approche globale que l’Union est sans doute la seule à pouvoir promouvoir face aux crises internationales. Encore faut-il que cette approche globale le soit vraiment et qu’elle ne sacrifie pas les éléments sécuritaires et, le cas échéant, militaires. L’Union doit rapidement mettre en œuvre une telle approche au Sahel et dans la corne de l’Afrique », a-t-il poursuivi.

« Sur le plan capacitaire, il faut saluer le travail de l’Agence européenne de défense pour soutenir les Etats membres dans leurs démarches de mutualisation et de partage de certaines capacités qui sont encore trop lacunaires lors d’opérations extérieures, et ce afin qu’ils puissent dépenser mieux et moins. Sur le plan industriel, Il faut également rappeler que consolider et soutenir nos industries de défense européennes, sans exclure de les rationaliser, c’est aussi soutenir également des emplois et des technologies qui vont bien au-delà du seul secteur de la défense et qui sont stratégiques pour nos économies, particulièrement en période de crise. », a-t-il conclu.

16/09/2011
Libye : l’Union européenne doit jouer un rôle majeur pour accompagner la transition

Le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg a débattu mercredi 14 septembre de la situation en Libye. Intervenant au cours du débat, Arnaud Danjean, le président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen, a déclaré :

"Nous adopterons jeudi une résolution sur la Libye élaborée dans un large consensus, et dont j’espère qu’elle s’avèrera aussi pertinente que celle que nous avions votée ici-même il y a maintenant 6 mois, et dont beaucoup de dispositions se sont avérées très pertinentes, avant même que le Conseil Européen et les Etats-Membres ne les adoptent eux-mêmes : Condamnation et sanctions à l’encontre du régime de Khadafi, mise en oeuvre du principe de la "responsabilité de protéger" les populations civiles, au besoin par l’usage de la force militaire, reconnaissance de la légitimité du Conseil National de Transition, tous ces points ont constitué la colonne vertébrale de l’action de la communauté internationale."

"Il convient de rendre un hommage aux pays, et singulièrement aux pays européens, qui se sont résolument engagés, diplomatiquement et militairement, pour assister la population libyenne dans son aspiration à la liberté. Et permettez moi, ce n’est pas superflu, d’avoir une pensée particulière pour les pilotes français, qui, le 19 mars, en annihilant l’avancée des troupes de Khadafi, ont évité que Benghazi rejoigne d’autres villes au destin funeste (Srebrenica, Vukovar) dans la mémoire européenne."

"Six mois plus tard, il faut se garder de tout enthousiasme excessif : d’une part parce que, même si le règne du régime de Khadafi est désormais terminé, le conflit, lui, ne l’est pas encore totalement. D’autre part parce que les défis de la transition qui s’amorcent sont immenses et loin d’être gagnés d’avance. "

"C’est pourquoi l’Union Européenne, dont on peut se féliciter que le drapeau flotte non seulement à Benghazi mais aussi à Tripoli, doit affirmer un rôle majeur dans cette phase délicate" a-t-il insisté.

"Aux-côtés des autres acteurs internationaux, nous devons très vite proposer une assistance et un soutien qui aille au-delà des efforts humanitaires déjà consentis, et qui devra concerner prioritairement la mise en place des nouvelles institutions, l’accompagnement des mouvements civiques et la structuration du secteur de sécurité, avec un accent particulier mis par les nouvelles autorités libyennes elles-mêmes sur le contrôle des frontières."

"Cet effort important devra se fonder avant toute chose sur un principe clair : C’est aux Libyens eux-mêmes de conduire cette transition, et personne ne doit, même avec les meilleures intentions du monde, se substituer aux aspirations souveraines du peuple libyen" a déclaré Arnaud Danjean en conclusion.

11/05/2011
Arnaud Danjean à Catherine Ashton : "la Politique de Sécurité et de Défense commune est une nécessité stratégique et vous devez être en première ligne pour prendre les initiatives qui s’imposent" - Arnaud Danjean

"La crise libyenne a de nouveau illustré les difficultés de l’Union Européenne à exister diplomatiquement et militairement, face à un enjeu de sécurité majeur aux portes immédiates de notre continent" a déclaré Arnaud Danjean, Président de la sous-commission Sécurité et défense, à l’occasion du débat consacré à la politique extérieure et de sécurité de l’Union européenne, en séance plénière du Parlement européen mercredi 11 mai.

S’adressant à la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, Arnaud Danjean a déclaré : " Il serait injuste de vous attribuer exclusivement les insuffisances de volonté politique affichées par l’Union, même si nous sommes nombreux à penser que des initiatives plus énergiques auraient dû être prises. Il est vrai que les Etats-Membres portent aussi une très large responsabilité dans cette incapacité à construire une politique cohérente, efficace et visible sur ce dossier, alors même que nos amis américains s’en remettaient largement à l’Europe pour agir".

"On pourra toujours se consoler en constatant que ce sont bien quelques pays européens qui ont, diplomatiquement et militairement, pris les initiatives qui s’imposaient, et qui, d’ailleurs, suivaient en cela les recommandations diplomatiques, humanitaires et militaires contenues dans la résolution votée ici même, à une large majorité, le 10 mars dernier.

"Au-delà de cette crise libyenne, il faut bien être conscient des évolutions stratégiques majeures qui nous obligent à ne pas renoncer à l’ambition d’une politique de sécurité et de défense commune, inscrite dans le Traité de Lisbonne et dont vous devez être, madame la haute-représentante, l’inspiratrice, la garante et la porte-parole", a poursuivi Arnaud Danjean.

"La conjonction de contraintes budgétaires inédites sur les budgets de défense, de la multiplicité des crises internationales et du redéploiement stratégique américain sont des facteurs lourds qui ne nous laissent pas d’autres choix que de prendre notre destin en main.

Face à toutes ces crises et menaces, nous ne pouvons pas nous contenter de laisser les clefs à nos amis et alliés américains et à l’OTAN. Ce ne sont, par exemple, ni les Américains ni l’OTAN qui ont pu mettre un terme à la guerre russo-géorgienne et qui peuvent aujourd’hui en observer l’application du cessez-le-feu. Nous voyons bien en Libye que les Etats-Unis se souhaitent pas être en première ligne et que l’engagement minimaliste de l’OTAN ne règle pas tout."

"Madame la Haute-Représentante, la Politique de Securité et de Défense commune est un non seulement un acquis, non seulement une ambition inscrite dans les traités, c’est aussi une nécessité stratégique et vous devez être en première ligne pour prendre les initiatives qui s’imposent" a déclaré Arnaud Danjean en conclusion.

19/01/2011
Sahel : "l’UE doit se doter d’une stratégie globale pour faire face aux menaces terroristes et criminelles dans la région du Sahel"- Arnaud Danjean

Arnaud Danjean, président (PPE) de la sous-commission "sécurité et défense" du Parlement européen, a soulevé auprès de la Haute représentante Catherine Ashton la question de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, et la nécessité pour l’Union européenne de se doter rapidement d’une stratégie "globale, intégrée, capable de combiner les nécessaires politiques de développement et d’ambitieuses politiques de sécurité". "Une approche plus coordonnée régionalement et utilisant tout l’éventail des instruments que l’UE peut mobiliser" est désormais indispensable pour faire face à "une situation extrêmement préoccupante" a-t-il insisté.

Soulignant que ce débat intervenait la semaine où la France avait inhumé dans une grande émotion les deux jeunes Français innocents, lâchement assassinés par un groupe d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) à la frontière entre le Niger et le Mali, Arnaud Danjean a appelé les instances européennes à prendre pleinement conscience de "la réalité des menaces que font peser réseaux terroristes et réseaux criminels sur la stabilité de la Mauritanie, du Niger et du Mali, mais aussi sur la sécurité même du continent européen".

"Il y a peu de zones aussi proches de l’Europe, recelant d’autant de menaces pour notre sécurité, dans lesquelles l’Union européenne peut et doit enfin concrétiser l’approche globale promue par le traité de Lisbonne et qui a motivé la création du Service Européen d’Action Extérieure" a conclu le député européen

08/07/2010
Service européen d’action extérieure : "Vers la concrétisation du traité de Lisbonne en matière de politique étrangère et de sécurité commune"- Arnaud Danjean, député européen, Président de la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen

Arnaud Danjean a salué jeudi 8 juillet le vote sans ambigüité du Parlement européen en faveur du compromis négocié par ses collègues Brok, Verhofstadt et Gualtieri pour la mise en place du service européen d’action extérieure.

"Il s’agit d’une étape importante dans la construction d’une pratique européenne commune dans des domaines aussi sensibles que les affaires étrangères, la sécurité et la défense, politiques communes dont nous voyons bien, de la Géorgie aux côtes somaliennes, des Balkans à Gaza, combien elle est nécessaire mais surtout souhaitée par nos concitoyens, qui ne comprennent pas que l’Union Européenne ne s’impose pas comme un acteur global sur la scène internationale", a déclaré le président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen.

"Au-delà des vertus interinstitutionnelles de l’accord trouvé entre Commission, Conseil et Parlement-et singulièrement le rôle accru reconnu au Parlement- il faut bien souligner l’enjeu stratégique du service européen d’action extérieure, qui est un outil indispensable pour doter l’UE d’une politique étrangère et de sécurité commune plus ambitieuse, plus cohérente, plus crédible, plus efficace", a-t-il poursuivi.

"La Haute-Représentante, Mme Catherine Ashton, a une responsabilité particulière à exercer au sein de ce service dans le domaine de la gestion de crise, en préservant et même en renforçant ce qui fait l’originalité et la valeur ajoutée de l’Union européenne, ses capacités civilo-militaires. C’est une dimension à laquelle la France est très attachée, car il en va de la crédibilité de l’Union européenne à intervenir face aux crises en étant capable de déployer tous ses instruments, civils et militaires le cas échéant" a déclaré Arnaud Danjean en conclusion.

Untitled Document