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Session de février 2020

Conclusion de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Viêt Nam

Actuellement, le Vietnam est le 2ème plus grand partenaire commercial de l’UE au sein de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Cet accord de libre-échange entre l’UE et le Vietnam, soumis à l’approbation du Parlement européen, vise à accroître les échanges économiques entre ces deux parties du monde, tout en intégrant des normes sociales et environnementales. J’ai décidé de voter en faveur de cet accord car il permettra la réciprocité avec un marché porteur. La France, en tant que 3ème exportateur de l’UE vers le Vietnam, bénéficiera de cette libéralisation des échanges et assurera, pour le secteur agricole et agroalimentaire, la protection de nos indications géographiques et la création de nouveaux débouchés. Au total, ce sont près de 169 produits européens emblématiques tels que le champagne qui seront protégés. Cet accord, qui prévoit une élimination progressive des tarifs douaniers sur les produits agricoles, représente également une véritable opportunité d’exportation pour le secteur vitivinicole français dans un contexte de crise lié à l’établissement de sanctions américaines sur cette filière. En outre, je me réjouis, qu’au-delà des bénéfices économiques, cet accord inclue des règles concernant le droit du travail, les droits de l’homme et l’action pour le climat.

Une stratégie européenne pour mettre fin aux mutilations génitales féminines dans le monde

D’ici 2030, on estime que ce ne sont pas moins de 68 millions de filles qui seront soumises à des mutilations génitales dans le monde. Cette pratique d’une violence inouïe constitue une forme extrême de discrimination à l’encontre des femmes. En outre, elle concerne quasiment exclusivement des jeunes filles mineures et constitue, par conséquent, une violation des droits de l’enfant. L’UE doit être à la pointe du combat visant à lutter contre la mutilation génitale féminine et contre les inégalités entre les hommes et les femmes. C’est pourquoi j’ai voté en faveur de cette résolution qui dénonce ces actes de violence et qui appelle à prendre des concrètes visant à éradiquer ce fléau : prévention, protection et soutien des victimes, poursuites judiciaires contre les perpétrateurs, renforcement de la coopération entre Etats membres, etc.

Le trafic d’animaux de compagnie dans l’Union européenne

Chaque année, de nombreux animaux de compagnie sont vendus illégalement à travers l’Union européenne. En plus de mettre des animaux en danger et de générer des revenus à des réseaux criminels, ce trafic constitue une menace pour la santé publique : la plupart de ces animaux n’étant pas vaccinés, ils sont susceptibles de transmettre de nombreuses maladies aux humains et au bétail.
Attirés par des prix peu élevés, les citoyens européens achètent souvent leur animal sur Internet sans être pleinement conscients des risques encourus. À travers cette résolution que j’ai soutenue, le Parlement européen demande à la Commission européenne de présenter une proposition de système obligatoire d’identification et d’enregistrement des chats et des chiens, de renforcement des contrôles et des sanctions, ou encore d’harmonisation des normes de bien-être animal.



Session de janvier 2020 Anne Sander

Auditions en cours au titre de l’article 7, paragraphe 1, du traité UE concernant la Pologne et la Hongrie

La résolution sur les auditions en cours au titre de l’article 7, paragraphe 1, du traité UE en ce qui concerne la Pologne et la Hongrie, présentait plusieurs difficultés aux yeux de la délégation LR-PPE. Tout d’abord, en ce qui concerne la procédure de l’article 7, celle-ci ne doit s’adresser qu’à un seul État membre à la fois. Vouloir associer la Pologne et de la Hongrie est une faute juridique, et ne conduit qu’à des approximations infondées, qui sont injustifiables sur un sujet aussi grave. Le respect de l’État de droit est un principe fondamental de notre appartenance à l’Union européenne ; le Parlement européen ne devrait pas laisser l’article 7 être instrumentalisé au profit d’un agenda politicien. Lorsqu’on constate par exemple que Malte, malgré les faits très graves qui s’y sont récemment déroulés, ne fait l’objet d’aucune procédure de ce type, cette résolution totalement superflue apparaît pour ce qu’elle est : un simple piège tendu pour diviser notre famille politique. Pour toute ces raisons, la délégation LR-PPE a voté contre cette résolution.

COP15 à la convention sur la diversité biologique - Kunming (2020)

Chacune et chacun d’entre nous a été interpelé par les incendies qui ont eu lieu la semaine dernière en Australie. Ils ont été une véritable hécatombe pour la biodiversité mondiale. Par le biais de cette résolution, le Parlement européen a voulu envoyer un signal fort en faveur de la protection de nos écosystèmes. Nous entendons beaucoup, et à juste raison, parler des émissions carbonées, mais nettement moins de la préservation de la faune et de la flore. À mon sens, il ne peut y avoir de compromis entre l’un ou l’autre : j’appelle l’Union européenne à agir sur les deux volets. L’approche développée pour répondre à ces défis doit être globale et ne doit pas se limiter à des interdictions d’usage de pesticides. Sur ce sujet d’une importance cruciale pour nos agriculteurs, la démagogie ne devrait pas avoir sa place. C’est pourquoi je souhaitais qu’une étude d’impact soit menée en amont de la révision de la directive sur l’utilisation durable des pesticides (2009/128/CE). Malheureusement, l’amendement en question a été rejeté.

Le pacte vert pour l’Europe

Annoncé par la Présidente Ursula Von der Leyen lors de son investiture, le Pacte vert européen est un plan de croissance durable qui nous aidera à lutter contre le réchauffement climatique. Grâce à celui-ci, l’Union européenne restera à la pointe de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et devrait atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Parvenir à cet objectif sans travailler en étroite collaboration avec les agriculteurs européens est impossible. Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, ils ne sont pas la cause des défis environnementaux auxquels nous faisons face mais la pierre angulaire des solutions portées par l’ambition environnementale européenne. Je serai donc attentive au fait que la stratégie dite de la « Fourche à la Fourchette », régulant le volet agricole du Pacte vert, permette à nos agriculteurs de bénéficier de moyens supplémentaires pour œuvrer à la transition écologique qu’ils ont déjà commencée à mettre en place par eux-mêmes. Grâce à cet accompagnement, ils pourront continuer à offrir aux consommateurs une alimentation saine et à des prix compétitifs.




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